Roman Polanski ne sera plus membre « de droit » de la gouvernance des César

Quatre-vingt-deux hommes et quatre-vingt-deux femmes. Désormais, la parité sera assurée au sein des 164 membres élus pour constituer l’assemblée générale de l’Association pour la promotion du cinéma (APC) qui régit l’Académie des César. Ces personnalités seront désignées par les 4.300 membres de l’association, issus du monde du septième art, qui choisissent par ailleurs chaque année les récipiendaires des trophées les plus prestigieux du cinéma français.

Par ailleurs, les 18 « membres de droit », parmi lesquels figurait Roman Polanski, qui siégeaient jusqu’alors, notamment au titre de leurs prix et récompenses passées, n’y figurent plus.

La modification a été adoptée mardi par une écrasante majorité de 134 voix (six contre et quinze abstentions). Cette disposition s’applique immédiatement, a précisé la direction, qui « parachève ainsi son objectif premier de rénovation » visant à remédier au sexisme et à l’entre-soi.

Se relever des crises de 2020

Héritage du passé, la présence de ces membres historiques était l’un des derniers abcès de fixation contre cette institution. Des féministes dénonçaient notamment la présence parmi eux du réalisateur Roman Polanski, visé par des accusations de viol.

Les César vont désormais s’atteler à la préparation de leur édition 2021 qui devra faire oublier un cru 2020 marqué par les crises : la démission en février de l’ancien patron des César, Alain Terzian, et de l’ensemble de la direction, puis quelques jours plus tard, la cérémonie elle-même, et la tempête provoquée par
la remise du César du meilleur réalisateur à Roman Polanski.

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