Salles de shoot : Le gouvernement souhaite développer ces lieux dès 2022

Ces salles de consommation à moindres risques de produits stupéfiants pourraient se pérenniser d’ici peu. On fait le point sur l’avancée du projet. 

Insécurités, violences, trafics, risques de transmissions de maladies, les espaces occupés par les consommateurs de crack (un dérivé fumable de la cocaïne) et d’autres drogues mettent en danger les habitants alentours tout comme les toxicomanes eux-mêmes. C’est par exemple le cas au nord-est de Paris où la maire Anne Hidalgo refuse de “déplacer” une énième fois les toxicomanes, comme le veux la préfecture de police. Elle souhaite plutôt ouvrir plusieurs lieux d’accueil dédiés appelés les salles de consommation à moindres risques de produits stupéfiants (SCMR), et surnommées les “salles de shoot”. Depuis début juin, Olivier Véran, le ministre de la Santé, avait jugé “positif” le bilan des structures tests à Strasbourg et à Paris depuis 2016. Celles-là – qui ne devaient être que des expérimentations jusqu’en 2022 – devraient finalement être pérennisées. Alors quel est le projet du gouvernement ?

Le gouvernement veut permettre le développement de “salles de shoot” après 2022, a annoncé jeudi le ministère de la Santé à l’AFP. La ville de Paris souhaite multiplier ces espaces face au crack qui gangrène le nord-est de la capitale #AFP pic.twitter.com/TdKI4pZS9u

L’exécutif se lance dans un nouveau défi qui pourrait être appliqué dès 2022 : le développement de “salles de shoot” ainsi que la pérennisation de celles déjà existantes. “Le nombre de lieux ne sera pas fixé par l’Etat, puisque selon notre ligne c’est un constat local qui préside à la construction d’un projet”, a précisé le ministère de la Santé. L’installation de nouvelles SCMR se ferait donc grâce à des concertations des élus locaux, des agences régionales de santé, des préfectures et des parquets, puis par la suite autorisées au cas par cas par le ministère. Pour que cette volonté prenne vie, cette disposition doit désormais être inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, qui sera, lui, soumis au vote de l’Assemblée nationale en septembre.

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