Savez-vous vraiment ce que contient les pots d’épices et d’herbes aromatiques vendus en supermarché ?

Une enquête de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes vient de révéler le véritable contenant des épices et herbes aromatiques vendues en grande surface. Safran, poivre, paprika, cumin, origan, piment et curcuma sont visés.

Des feuilles d’olivier dans l’origan, de l’amidon dans le cumin, des colorants dans le safran, du grignon d’olive dans le paprika… Voilà ce qui a été retrouvé dans les pots d’épices et d’herbes aromatiques vendus en grandes surfaces par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF). C’est le résultat de l’enquête en cours depuis 2019 portant sur l’analyse de 138 prélèvements français et européens entre juillet et octobre 2019. Toutefois, la DGCCRF a révélé que la qualité de ces produits était en légère hausse par rapport à l’enquête précédente de 2016.

Des ingrédients inédits dans les préparations d’épices et d’herbes aromatiques

L’enquête a fait ressortir que du safran vendu comme de la “fleur de safran” était en réalité constitué à 100 % de fleur de carthame, un curcuma alimentaire. Certains pots sont également remplis avec des “substances en charge” pour réduire la quantité de safran, qui est l’épice la plus chère au monde (jusqu’à 1 000 € le kilo en grandes surfaces, voire 30 000 € s’il a été cultivé en France). Avec ses 81 % d’anomalies, c’est l’épice qui en présente le plus… En seconde position, on retrouve les poivres (59 %). Les paprikas et les currys arrivent en troisième place (54 %), puis les curcumas (41 %). Enfin, les autres épices et mélanges présentent des anomalies dans 35 % des cas.

#cpDGCCRF
Tromperie sur la composition, non-respect des règles d’étiquetage, défaut de traçabilité… La DGCCRF maintient la pression de ses contrôles sur la qualité des #épices et des herbes aromatiques commercialisées mais constate des améliorations
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Peut-on vérifier par soi-même le contenu des épices de supermarché ?

À lire le rapport de l’enquête, il ne suffit malheureusement plus de lire les étiquettes de ce qu’on achète pour y voir plus clair. L’expert a démontré que dans un quart des contrôles effectuées, des anomalies ont été repérées… Elles peuvent aussi bien porter sur l’origine des produits (certaines épices se réclamant une AOP sans y avoir droit), leur nom (par exemple l’utilisation de la dénomination “poivre” alors qu’il ne s’agissait pas de baies du genre “piper nigrum”), ou encore leur contenu.

Soulignons que les anomalies repérées sont aussi présentes dans la production française qu’européenne. L’Union Européenne est à l’origine de 2 % de la production mondiale d’épices et d’herbes aromatiques (soit 100 000 tonnes par an).

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