Skoliosexuel : qu’est-ce que ça signifie ?

Pour permettre à chacun.e d’être représenté.e, le lexique des identités et orientations sexuelles ne cesse de s’enrichir. Parmi les termes apparus récemment, on trouve la “skoliosexualité”. La psycho-sexologue Christelle Breuil nous éclaire.

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Depuis plusieurs années, de nombreux termes permettant de définir son identité et son orientation sexuelle émergent. Certains sont plus connus que d’autres. C’est le cas de l’asexualité, qui se caractérise par le fait de ne pas ressentir le besoin d’avoir des relations intimes avec un partenaire. Certains individus se déclarent aussi pansexuels. Ces derniers sont attirés sentimentalement et sexuellement par une personne de n’importe quel genre.

Autres termes désormais connu : la sapiosexualité, qui fait référence au fait d’être attiré physiquement et émotionnellement par l’intelligence d’une personne avant tout autre critère, ou encore la “demisexualité”, qui correspond au fait de ne pas ressentir d’attirance sexuelle “à moins d’avoir déjà noué un lien émotionnel fort avec la personne”, indique le site Asexualityarchive.com.

D’autres mots restent cependant méconnus du grand public. Parmi eux, on retrouve la skoliosexualité, dont l’éthymologie rappelle le mot “scoliose”, qui vient du grec “skolio” et se traduit par “tortueux” en français. Un terme que la psycho-sexologue Christelle Breuil estime “mal choisi”, car il donne à ce mot une connotation négative. Le terme “skoliosexualité” a fait son apparition et a commencé à être employé sur certaines plateformes et réseaux sociaux, telles que Reddit ou Tumblr, en 2014.

Skoliosexualité : qu’est-ce qu’un skoliosexuel ?

La skoliosexualité est une identité sexuelle. Selon la spécialiste, les personnes qui se revendiquent skoliosexuelles sont attirées sexuellement par des individus non-binaires, à savoir des personnes qui ne se considèrent pas comme étant exclusivement femme ou exclusivement homme. Un individu skoliosexuel peut aussi être attiré par les personnes qui ne se définissent pas en tant que cisgenre.

Ce terme “ne décrit généralement pas une attirance envers un sexe spécifique ou des rôles donnés à la naissance, car il a plutôt une connotation inclusive”, peut-on lire sur le site Genderqueerid.com.

Comment savoir s’il l’on est skoliosexuel ?

Derrière la revendication de skoliosexualité se trouve avant tout l’envie d’être libre, de ne pas intellectualiser l’attirance physique et le refus “d’être catégorisé.e” en fonction de celle-ci, développe la psycho-sexologue. Pour Christine Breuil, les femmes seraient plus susceptibles de devenir skoliosexuelles car plus aptes au questionnement : elles ont tendance à se poser de davantage de questions sur leur identité et leur orientation sexuelle lorsque leur couple ne fonctionne pas, ou après avoir vécu des mauvaises expériences amoureuses et sexuelles à plusieurs reprises.

Merci à Christelle Breuil, psycho-sexologue

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