« Squid Game », « One Piece », « Koh-Lanta »… Les tops et les flops 2021

  • A la veille de la nouvelle année, il est temps de remonter le temps et de faire le bilan.
  • « 20 Minutes » vous propose un petit tour d’horizon des succès et des échecs des douze derniers mois.
  • Entre « Montre jamais ça à personne », le NFT et « Koh-Lanta », 2021 a connu le meilleur comme le pire.

Vous en avez ras la casquette de 2021 ? Ça tombe bien, nous aussi. Mais avant de tourner définitivement la page de cette deuxième année sous l’ère du Covid (et avant de dire bonjour à la troisième), prenons quelques minutes pour passer en revue certains des grands succès de ces douze derniers mois.

Car il y en a eu quelques-uns, oui – dans le domaine des séries, du manga ou de la musique –, qui nous ont fait rire, rêver ou frissonner, et permis de nous évader durant de précieuses heures. Il y a eu de beaux ratés aussi, conséquences de la crise sanitaire pour certains, de mauvais choix pour d’autres. 20 Minutes vous propose un petit tour d’horizon (non exhaustif) des tops et des flops de l’année.

Les tops

« Squid Game » : Que l’on ait aimé ou non, impossible d’être passé à côté du phénomène sur Netflix. En l’espace de quelques semaines, Squid Game est devenue la série la plus regardée de l’histoire de la plateforme, cumulant plus de deux milliards d’heures de visionnage à la mi-novembre, rapportait le site du journal belge Le Soir. Résultat, on en a mangé à toutes les sauces : les costumes pour Halloween, les ventes des baskets, les petits gâteaux, les
fake news sur l’écriture du scénario… Ce ne serait pas mentir de dire qu’on n’est pas passé très loin de l’overdose. Mais la série coréenne aura au moins eu le mérite d’alimenter nos conversations autour de la machine à café pendant tout le mois de septembre, une parenthèse rafraîchissante avant le rebond épidémique.

« Montre jamais ça à personne » : « Tu as vu la série sur
Orelsan ? J’ai adoré !  » Si cette phrase n’a pas été prononcée au moins une fois dans votre entourage, c’est que vous êtes probablement bloqué dans une faille spatiotemporelle (et qu’il va falloir en sortir). Réalisée par Clément Cotentin, le frère du rappeur,
la série documentaire diffusée sur Amazon Prime depuis le 15 octobre a conquis les foules en retraçant vingt ans de carrière de l’artiste normand à travers des épisodes aussi drôles qu’émouvants. Un succès auquel s’est ajoutée, trois semaines plus tard, la sortie de Civilisation, le 4e album d’Orelsan. Résultat : meilleur démarrage de l’année et triple disque de platine en un mois, « du jamais vu dans le rap français », soulignait
Mouv il y a quelques jours.

L’empaquetage de l’Arc de Triomphe : Selon les estimations d’un rapport rendu public début novembre, près de
six millions de personnes sont venues admirer l’œuvre de Christo et Jeanne-Claude au début de l’automne. Durant deux semaines, les visiteurs ont examiné sous toutes les coutures cet Arc de Triomphe recouvert
par 25.000 m² de tissu, retenu par 3.000 mètres de corde rouge. La concrétisation d’un projet imaginé par le couple dans les années 1960 et un bel hommage à Christo, disparu au printemps.

« One Piece » : Quelle année remarquable pour l’œuvre d’Eiichirō Oda. Ce manga culte a atteint le 1.000e épisode de sa série animée, et le 100e tome de ses livres, qui s’est vendu à plus de 130.000 exemplaires en seulement trois jours, se classant en tête des ventes hebdomadaires de livres sur sa semaine de lancement, s’est réjoui 
son éditeur. Plus globalement, One Piece reste la série la plus vendue au monde avec 490 millions d’exemplaires depuis 1997, dont 25 millions en France. Ce succès s’inscrit aussi dans l’engouement grandissant des Français pour le manga. Comme le rapportait
Slate mi-décembre, une bande dessinée sur deux vendue a été un manga en France en 2021, un record.

Les NFT : Certains n’ont toujours pas compris ce que c’était (et ne le comprendront peut-être jamais), mais il s’agit en tout cas de la grande révolution numérique de l’année. Ces « non-fungible tokens » (
NFT), jetons non fongibles en français, permettent notamment d’acquérir des œuvres d’art, des mèmes ou le premier SMS de l’histoire, et ouvrent de nouvelles perspectives vers le metaverse. Booba, Adidas,
Melania Trump… Tout le monde s’y met, et certaines des œuvres atteignent des records de vente, à l’image de l’artiste américain Beeple et son œuvre d’art vendue 69 millions de dollars au printemps dernier. Et 20 Minutes n’est pas en reste. Le 19 octobre dernier, l’un de
nos suppléments a été vendu par la maison française de ventes aux enchères Piasa lors de la toute première vente publique d’une œuvre numérique en France.

Les flops

« The Artist » : Malgré toute la bonne volonté de son animateur et producteur Nagui, le nouveau programme de France 2 n’a jamais su trouver sa place à la rentrée de septembre, ni son public (moins de 1.5 million de curieux lors du lancement). Changement de case horaire, de jury… Tout a été fait pour tenter de réanimer The Artist, en vain. « Sans faire de langue de bois, c’est un bilan négatif d’un point de vue financier puisque dès l’instant où vous changez de case, vous changez de prix »,
a estimé Nagui. « J’ai cru et j’ai convaincu tout le monde qu’il y avait de place pour la création et que le public avait besoin de nouveauté. Visiblement, il a plus besoin d’être réconforté par des repères », a-t-il également ajouté. Disons que ce sera pour la prochaine.

« Koh-Lanta » : En voilà un programme qui s’annonçait réconfortant. Cette année, le jeu d’aventure fêtait ses 20 ans, et pour l’occasion la chaîne organisait une édition spéciale réunissant des « légendes ». Tout était plutôt bien parti jusqu’à la première affaire de tricherie révélée courant novembre, puis l’histoire des dîners clandestins, puis celle de la potentielle photo compromettante… En décembre, cette édition pleine de promesses s’est clôturée sur une finale sans dépouillement et sans gagnant, et une bonne dose d’amertume.
Le programme se relèvera-t-il de ces incartades au code d’honneur de Koh-Lanta ? Réponse l’année prochaine avec une nouvelle saison d’aventuriers anonymes.

Les festivals : Solidays, Hellfest, Rock en Seine, We love green… Pour la deuxième année consécutive, de nombreux festivals n’ont pas pu se tenir cet été, toujours à cause de ce fichu Covid. L’année a été globalement en demi-teinte pour les concerts et les spectacles, les rassemblements étant interdits dans un premier temps, puis soumis à des jauges dans un second. Et alors qu’une belle éclaircie semblait percée, le rebond épidémique s’invite de nouveau pour cette fin d’année, présageant une rentrée maussade et relativement peu festive. On souhaite bon courage aux artistes, aux musiciens, aux tourneurs, aux intermittents du spectacle… En attendant de jours meilleurs.

Les comédies de l’été : Si Kaamelott a rencontré un beau succès cet été, cela n’a pas été le cas de toutes les comédies françaises. Petite déception pour OSS, Alerte rouge en Afrique noire, qui a signé le moins bon démarrage de la saga (685.878 entrées contre 1.090.269 pour Rio ne répond plus, rapportait
Konbini début septembre), et gros flop pour Mystère à Saint-Tropez. Comme le soulignait Le Parisien fin août, le film de Nicolas Benamou avec Christian Clavier, Benoït Poelvoorde ou encore Thierry Lhermitte n’a attiré que 178.000 spectateurs en un mois et demi, une jolie plantade. Si l’on ne peut pas mettre tout sur le dos du Covid, il faut toutefois noter que l’année n’a pas été particulièrement folichonne pour les salles de cinéma. Couvre-feu, jauges, instauration du pass sanitaire… Le secteur a lui aussi été une nouvelle fois affecté par la crise sanitaire, et ça pourrait continuer.

La séparation de Daft Punk : Oui, ce n’est pas vraiment un flop, mais cette rupture historique méritait sa place dans les événements de l’année. En février dernier, à peine l’année entamée, on apprenait
la séparation du groupe français le plus mythique de la scène électro, refermant un chapitre de trois décennies d’albums tous plus cultes les uns que les autres. Le moral n’était déjà pas au top, autant dire que ça nous a franchement mis un coup. Il est donc grand temps de passer à autre chose, de dire bye-bye à cette année moyenne et d’ouvrir grand les bras à la prometteuse 2022. Croisons les doigts.

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