Star Wars Squadrons : Un jeu immersif et exigeant, notre test

Comme pour combler une obligation de sortir un jeu Star Wars par an, EA revient avec Squadrons, un jeu immersif mais beaucoup plus exigeant qu’on pourrait le croire

L’année dernière, EA nous donnait le premier bon jeu Star Wars depuis un bon moment, à savoir Jedi Fallen Order. Pour son unique jeu Star Wars de 2020, l’éditeur américain a vu moins grand et moins ambitieux avec Star Wars Squadrons, un jeu de simulation de batailles spatiales dans la lignée des jeux Rogue Squadron dont le dernier opus date tout de même de 2003. Si la production est plus modeste, Motive Studios propose tout de même un mode campagne et du multijoueur, mais reste bien conscient que tout cela est au final assez court, ce qui a amené à la décision de vendre le jeu 40 euros au lieu des traditionnels 60 euros. Ajoutons à cela le fait que Motive ne compte pas apporter du nouveau contenu régulièrement, et on a donc un jeu de batailles spatiales un peu spécial.

Comme un vrai pilote

Avant toute chose, le plus important est de parler du gameplay. Si vous attendiez un jeu comme Rogue Squadron mais en plus beau, il va falloir revoir ses attentes à la hausse puisque Star Wars Squadrons est un jeu bien plus complexe que ça et on est beaucoup plus proche du jeu de simulation que du jeu d’arcade. Alors bien sûr le pilotage reste la base, mais ça implique aussi qu’il va falloir gérer son accélération et sa vitesse, mais également la répartition de l’énergie sur son vaisseau. Chez les Impériaux, on va avoir le choix de mettre son énergie dans le propulseur pour se déplacer plus rapidement et avoir un boost de vitesse disponible après quelques secondes ou dans les lasers pour que la surchauffe arrive moins rapidement (ou de rester à l’équilibre). Chez les Rebelles, on ajoute à cela des boucliers qui peuvent même être orientés vers l’avant ou l’arrière de l’appareil selon la situation.

Le jeu propose pas mal de choix différents pour son arsenal, que ça soit au niveau des lasers, missiles, leurres, coques ou boucliers et ça peut vraiment faire la différence dans certaines situations, surtout lorsque l’on joue support. Ça fait beaucoup de choses à gérer et le mode campagne n’est pas de trop pour bien maîtriser tout ça avant de se lancer en multi. Sans forcément parler de réalisme, Star Wars Squadrons se veut exigeant dans son gameplay, pas forcément facile à aborder et à maîtriser parfaitement mais cette complexité donne au jeu une immersion fabuleuse et on se met très facilement dans la peau de notre pilote, à regarder presque autant notre tableau de bord que ce qu’il se passe devant nous.

Tout pour l’immersion

Cette immersion est largement renforcée par toutes les qualités techniques et artistiques du jeu. Les champs de bataille sont sublimes, que ça soit une station spatiale, un champ d’astéroïdes ou les débris de croiseurs d’une ancienne bataille, la gestion de la lumière générée par les planètes et les astres dans le décor rend tout fascinant. Il y aussi un énorme travail sur le son, comme c’était le cas dans les Battlefront de DICE, et on entend tellement bien les bruits de débris quand on explose un adversaire juste devant nous, ou les bruits spécifiques d’un canon à ion ou d’un tir direct sur notre bouclier. N’oublions pas aussi que Motive Studios a développé le jeu pour que certains casques VR soient compatibles, tout comme certaines manettes Hotas, histoire de pousser l’immersion au maximum.


Une histoire d’apprentissage

On l’a déjà dit, le mode solo est un passage obligé pour bien maîtriser toutes les subtilités de Squadrons et apprendre à piloter efficacement les 8 différents vaisseaux du jeu. Mais au delà de ça, c’est également un scénario intéressant qui va faire plaisir au fan hardcore de la saga. Tout commence après la bataille d’Endor et on va suivre de manière alternée le Vanguard Squadron, qui veut instaurer définitivement la Nouvelle République et le Titan Squadron, un groupe de pilotes convaincus que l’Empire a encore un rôle à jouer malgré la mort de l’Empereur. Rien de bien fou dans l’écriture et le développement de l’intrigue, mais on se laisse porter, surtout qu’elle invite subtilement des persos emblématiques comme Wedge Antilles ou Hera Syndulla et mentionne même l’amiral Thrawn à un moment.


Le baptême du feu

Le multijoueur propose deux modes de jeux : dogfight et fleet battle. Le premier est un combat classique en 4v4 dans lequel il va falloir tuer 30 ennemis avant l’autre équipe. Un mode de jeu 100% PvP très agressif et qui est dominé par les X-Wings et A-Wings côté Alliance et les Ties et Interceptors pour l’Empire. Pour pouvoir profiter des bombardiers Y-Wings et Tie Bombers mais également des (assez complexes) vaisseaux de support, il va falloir aller du côté des fleet battles, des combats à 5v5 à grande échelle, avec pas mal de vaisseaux pilotés par l’IA, et dont le but est de détruire le croiseur ennemi et ses deux frégates. Les parties sont beaucoup plus longues, avec des phases d’attaque et de défense et le jeu propose même un système compétitif et du ranking pour les plus gros tryharders.


C’est vraiment à partir de ce moment là que l’on va avoir envie de tester différents équipements. Le vaisseau de support permet par exemple de redonner de la vie à ses alliés et peut clairement faire pencher la bataille, mais sa taille et sa lenteur en font une cible facile des chasseurs plus légers et avoir un meilleur bouclier peut être une bonne solution. Toutes ces petites améliorations se débloquent avec une ressource spécifique que l’on récupère en jouant en multi et même si ça va assez vite, c’est dommage de devoir débloquer deux fois le même objet (une fois pour l’Empire, une fois pour l’Alliance) quand c’est exactement la même chose. Petite précision importante : Si on ne veut pas jouer en ligne, des combats contre l’IA sont possibles et permettent tout de même de gagner ces ressources pour débloquer tout ça.

Ça vaut quoi ?

Star Wars Squadrons est un jeu beaucoup plus complexe dans son gameplay qu’on pourrait l’imaginer, mais ça le rend d’autant plus immersif, surtout avec une qualité graphique et sonore comme celle là. On sent dans le travail de Motive Studios un amour pour la saga et pour la licence des Rogue Squadron, mais aussi une envie de proposer quelque chose de moderne et exigeant. Le mode histoire qui sert d’apprentissage reste agréable à suivre sans être exceptionnel et le multijoueur va être le vrai baptême du feu et l’occasion de se pencher davantage sur toutes les subtilités du jeu à travers le loadout de chaque vaisseau. Le jeu propose également quelques objets cosmétiques pour décorer son cockpit et la monnaie ne s’acquiert que in game, puisque comme nous le disions au début, le studio ne compte pas apporter de contenu majeur supplémentaire ou de cash shop sur son jeu. Pour 40 euros, c’est en tout cas un must play pour n’importe quel fan de la saga, pour peu que l’on soit prêt à try harder un petit peu.

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