Test Crash Bandicoot 4 It's About Time : L'alliance parfaite entre passé et modernité

It’s about time, un titre bien choisi pour cette suite tant attendue de la série Crash Bandicoot. Voici notre test de l’excellent jeu de plateforme.

Crash Bandicoot est une des licences du JV les plus emblématiques. Bon bien sûr, après une vingtaine d’années, les 3 jeux avaient subi les affres du temps. C’est là qu’est intervenu l’excellente N’Sane trilogy, un remake permettant de revivre les aventures du Bandicoot de la plus belle des manières. En plus, celle-ci nous a donné l’espoir de rêver à une suite légitime, ce qui arrive aujourd’hui après tant d’années. Bien nommé Crash Bandicoot 4 It’s About Time, le studio Toys for Bob a tout donné pour créer une expérience qui résonnera parmi les fans et les aficionados de jeux de plateforme en général.

Une plateforme solide

Là où les jeux sortis après Crash Bandicoot 3 Warped se sont sacrément plantés, c’est en s’éloignant trop de la licence. Une leçon qui a bien été saisie dans la production de Crash Bandicoot 4, celui-ci reprenant un gameplay et un design très similaire aux premiers Crash. Et qu’est-ce que ça fait du bien de retrouver un jeu de plateforme dans le paysage vidéoludique actuel ! Les sensations reviennent immédiatement, et c’est un vrai plaisir. Cela commence dès le début du jeu, qui est bourré de références à la licence, mais aussi à Spyro.

Le tout dans la modernité

Bien sûr la force de ce Crash Bandicoot 4 n’est pas uniquement de reprendre les codes de Crash mais également de les transcender en les modernisant. Ainsi, il est par exemple possible de choisir entre le style de jeu moderne (vies illimitées et retour au dernier checkpoint en cas de mort), ou rétro (vies limitées et game over en cas de vies épuisées).



Pour ce qui est de la direction artistique, celle-ci est très flatteuse, colorée, tout en proposant un univers proche de ce que la licence nous a montré précédemment. Toys for Bob a eu le bon goût de ne pas trop modifier l’apparence de Crash ainsi que d’autres personnages. On prend plaisir à évoluer dans cet univers coloré, le tout avec la fluidité des 60 FPS constants.

Une créativité débordante

La grande nouveauté du jeu est assurément les 4 masques quantiques, qui permettent notamment de ralentir le temps, jouer avec la gravité, tourbillonner incessamment et alterner les phases de réalité. Ses phases de gameplay sont utilisées avec parcimonie, et viennent s’ajouter aux mécaniques de base du jeu de plateforme. Ainsi, sans être trop mis en avant, ces masques permettent de diversifier les niveaux.

Viennent ensuite les cassettes flash-back qui sont au nombre de 21 et qui permettent de jouer aux niveaux représentants l’entraînement de Crash et Coco dans les laboratoires de Cortex, avant même les événements de Crash Bandicoot 1. Il est assez fun de découvrir de nouveau que Cortex est sans cesse battu par ce qui était à la base, sa création.

Comme-ci tout ça n’était pas suffisant, il est également possible de jouer 3 autres personnages aux mécaniques de jeu différentes. Ainsi, Tawna permet de diversifier le gameplay à l’aide de son grappin. Pour rappel, c’est un personnage qui était dans le premier Crash et qui a été jugé comme sexiste par le premier éditeur du titre, d’où sa disparition dans Crash 2. Cette fois, son côté badass mettra tout le monde d’accord. Viennent ensuite Dingodil et Cortex, pouvant respectivement aspirer des caisses et transformer des ennemis en plateformes. Ces personnages sont malheureusement moins agréables à jouer… En effet, la mécanique de jeu de Dingodil fait que les niveaux où il apparait ont des nombres démentiels de caisses à casser, et quand on est complétionniste, collecter 500 caisses dans un seul niveau, c’est une dinguerie. Pour ce qui est de Cortex, ses déplacements et atterrissages sont parfois trop approximatifs… L’impossibilité de faire un double saut pour rattraper ce genre d’approximation, c’est plutôt frustrant. Heureusement, les phases de jeu avec les deux anciens compères sont plus rares.

En gardant le meilleur pour la fin, parlons des niveaux N.Versé. Le mode N.Versé permet de rejouer les niveaux déjà complétés, mais en mode miroir. Ce mode correspond à des changements de direction artistique selon le niveau. Ainsi, certains sont en noir et blanc et prennent de la couleur quand Crash tournoi, ou encore semblables à l’écho d’un radar, ou blindés de néons. C’est un mode de jeu inédit qui fait vivre une véritable découverte à chaque niveau, et un des plus gros points forts de Crash Bandicoot 4.


Un challenge extrêmement relevé

Au moment de l’écriture de ce test, absolument personne sur PS4 n’a réussi à obtenir l’intégralité des trophées du jeu sur PS4. Et ça, quelques jours après la sortie d’un titre, c’est plutôt rare. En effet, Crash Bandicoot 4 n’est pas un jeu qui s’adresse aux joueurs adeptes de la facilité ! À tel point que le 100% paraît à la limite de l’inhumain. Afin de collecter toutes les gemmes contenues dans un niveau, il faudra par exemple récupérer l’intégralité des caisses (il y en a parfois plus de 500 !), ne pas mourir plus de 3 fois, et trouver la gemme dissimulée.

Mais ce n’est pas tout, pour réaliser 100% du jeu, il faudra aussi obtenir les “reliques parfaitement N.Sane”, qui se décrochent sans mourir une seule fois du niveau. Autant dire que c’est du grand délire, surtout avec certains ajouts comme les caisses de feu qui carbonisent Crash en cas de contact.

Comme le jeu est très difficile, il ajoute parfois des check point en cas de mort trop fréquente, mais ce n’est pas assez fréquent à mon sens. Ce qui est plutôt dommage contrairement à un jeu comme Cuphead où c’est instantané, c’est de devoir patienter pendant un temps de chargement considérable si l’on décide de relancer un niveau après une mort malencontreuse. Cela n’aide pas dans le cas où l’on chercherait à faire une run parfaite…

Heureusement, Crash Bandicoot 4 offre des récompenses plutôt sympas dans la collecte des gemmes. 28 skins pour Crash et Coco sont à récupérer, dont mon favori, le Crash Rétro en mode polygone de la PS1.


Le mélange parfait entre passé et modernité

Il semble évident que Crash Bandicoot 4 It’s About Time a su capturer l’essence même de ce qui faisait le succès de la licence. En modernisant certains aspects ainsi qu’en faisant preuve de beaucoup de créativité, Crash Bandicoot 4 est la suite tant attendue que tous les fans étaient en droit d’attendre. Même si le 100% semble presque impossible, le jeu propose beaucoup de niveaux et une durée de vie proche des 8 heures pour qui irait plutôt vite, au moins le double voire le triple pour un véritable complétionniste.

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