Test de Kingdom of Amalur Re-Reckoning : Un retour prometteur pour l'avenir

Le fameux RPG culte resté dans l’indifférence à sa sortie en 2012 signe son grand retour dans une version remasterisée. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu n’a rien perdu de sa superbe, malgré quelques petits défauts.

Pendant longtemps, Kingdom of Amalur Reckoning aura été ce petit bijou caché que l’on adore partager à ses amis (qui n’en auront pour la plupart jamais entendu parler). Amalur, c’est un peu comme cet album de musique obscure que personne ne connaît mais qui a au moins autant de qualités que les plus grosses productions actuelles, mais qui n’a jamais eu la chance de percer auprès du public. Et c’est typiquement le genre de pépites que l’on adore partager à ses potes, pour peu que ces derniers aient adoré Skyrim ou The Witcher et recherchent leur prochaine sensation RPG. On ne s’attendait pas à ce que le jeu de 38 Studios, sorti en 2012 dans l’indifférence générale ne refasse surface, mais on doit bien avouer être heureux de voir la licence revenir grâce à THQ Nordic, d’abord sous la forme d’un remaster, puis, pourquoi pas, avec un nouvel opus complètement nouveau dans quelques mois/années ?

Parlons de l’évident d’abord

Pour débuter, on va aborder l’éléphant qui se tient là, en plein milieu de la pièce. Ce remaster est bien léger en terme d’améliorations. On a certes droit à un 60 FPS constant, à quelques petits trucs en plus çà et là, mais honnêtement, rien qui ne justifie l’obtention du jeu pour quelqu’un qui a déjà fait l’édition originale du jeu il y a quelques années. L’avantage principal de cette réédition, c’est de (re)mettre la lumière sur ce jeu passé injustement inaperçu à sa sortie il y a maintenant 8 ans, presque 9. Et autant dire que si l’on aime les RPGs à l’occidentale, Amalur a toujours de quoi rendre heureux.

Un univers toujours aussi enchanteur

La narration, l’univers et l’exploration font sans aucun doute partie des plus grandes qualités de Kingdom of Amalur Re-Reckoning. On peut clairement passer des heures à se balader dans cet univers enchanteur, voire complètement s’y perdre, puis tomber sur des ennemis beaucoup trop forts pour soi. C’est d’ailleurs ce qui fait le sel du jeu : face à un ennemi clairement au dessus de notre niveau, on a le choix de s’enfuir pour sauver sa peau, ou de le combattre pour tenter de le défaire et choper des objets d’une rareté supérieure à ce que l’on a alors. Le gameplay des combats, très axé action (avec des dodges, parry, etc), permet amplement de vaincre un ennemi plus fort que nous, si l’on a le skill nécessaire. Par cet aspect, Kingdom of Amalur offre quelque chose que peu de RPGs parviennent à faire : un vrai sentiment de liberté. Passée la première heure de tutoriel importante (car il y a de quoi apprendre dans ce jeu, du moins au début), on se retrouve dans ce vaste monde, guidé uniquement par les rencontres que l’on peut effectuer au fil du jeu. En cela, le jeu est toujours aussi rafraîchissant aujourd’hui, car peu d’autres sont parvenus à offrir un tel sentiment de liberté au fil de ces dernières années.

L’univers en tant que tel est par ailleurs très clairement inspiré fantasy, avec les habituels elfes, nains et autres créatures inhumaines que l’on connaît bien dans ce style de jeu. Leur traitement peut sembler adhérer aux poncifs du genre, mais l’humour, la décontraction et parfois (quand il le faut) l’aspect sérieux du titre sait convaincre quand il le doit. S’il fallait faire un reproche à Kingdom of Amalur, ce serait également sa qualité : cette liberté dont on a parlé plus tôt n’est effective que parce que le monde d’Amalur est extrêmement vaste, c’est cela pourra potentiellement perdre certains joueurs, qui aiment suivre une route claire et précise dans un RPG. Clairement, le jeu de 38 Studios n’est pas là pour tenir la main au joueur, et c’est une qualité pour nous, même si cela pourra sembler être un défaut pour d’autres.

Pour conclure

En guise de conclusion, on pourrait dire que Kingdom of Amalur Re-Reckoning n’est pas un remaster nécessaire. Mais c’est tout de même une bonne chose qu’il soit là, pour plusieurs choses : d’abord, il permet de remettre les spotlights sur un jeu qui a été pendant trop longtemps ignoré et qui n’a jamais eu le succès qu’il méritait à l’époque. D’autre part, c’est une formidable porte d’entrée pour tout amateur de RPG, pour peu que l’on aime se perdre dans un univers qui peut parfois nous être hostile. Enfin, si cette version remasterisée rencontre le succès, alors cela augmente nos chances de pouvoir profiter d’une véritable suite un de ces jours…

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