Test de The Dark Pictures Anthology : Little Hope, en route vers le mieux

Deuxième épisode de la Dark Pictures Anthology de Supermassive Games, Little Hope propose pas mal de bonnes choses avec un conclusion qui risque de ne pas plaire à tout le monde.

Pour son nouveau jeu, Supermassive Games a cette fois eu la présence d’esprit de caler la sortie de Little Hope avec la fin du mois d’octobre, et profiter de l’ambiance d’Halloween, contrairement à Man of Medan qui était sorti fin août 2019. Bien sûr, ce n’est pas la fenêtre de sortie qui posait problème dans Man of Medan, mais bien le rythme du scénario, qui démarrait lentement et le manque d’attachement aux personnages qui n’aidait pas vraiment à plonger dedans. Pour Little Hope, Supermassive Games a bien tenu compte de ce qui ne fonctionnait pas dans le premier épisode de son anthologie, y compris côté gameplay pour rendre l’expérience plus agréable.

Une interface plus sympa

Le fait que les objets avec lesquels on peut interagir soient en surbrillance, qu’on ait un peu plus de temps pour faire son choix de dialogue, mais surtout que l’on ait une indication à l’écran quand on va devoir faire une QTE sont le genre de petits détails qui rendent l’ensemble beaucoup plus agréable en jeu. En plus du mode solo, on retrouve encore une fois le mode de jeu canapé et en duo à distance, dans lequel chacun va faire une partie de l’intrigue sans savoir ce qui se passe de l’autre côté. Ça fonctionne toujours aussi bien, c’est toujours aussi convivial et ça rend le jeu tout de suite beaucoup plus agréable et la gestion des différents embranchements scénaristiques sont très fluides d’un jouer à l’autre.


Le bon rythme

Que l’on fasse Little Hope en solo ou en duo, le temps de jeu va varier mais ne dépassera pas les dix heures de jeu. On retrouve encore une fois le conservateur qui va venir segmenter le récit en plusieurs actes et sur certains points, Supermassive Games a appris de ses erreurs sur Man of Medan. On rentre très rapidement dans le vif du sujet et l’ambiance oppressante s’installe dès les premières minutes, sans pour autant griller toutes les cartouches scénaristiques. L’accident de bus et la rencontre avec les éléments paranormaux arrivent très rapidement et survivre à Little Hope est prenant. Les voyages entre le présent et l’époque des procès des sorcières de les années 1690 vont permettre de casser un peu le moindre côté monotone dans l’intrigue, avec un petit jump scare gratuit à chaque transition.


Comme toujours avec le studio anglais, le jeu d’acteur et la capture sont plutôt bons et le casting a été sélectionné avec soin pour rendre chaque personnage à la fois détestable par moment et attachant à d’autres. Mais comme pour Man of Medan, ce nouvel épisode rencontre les mêmes problèmes au moment de sa conclusion, avec un sentiment de frustration lié à la fin et une impression d’inachevée. Cette Dark Pictures Anthology semble décidément avoir du mal à trouver un moyen de donner des conclusions satisfaisantes à ces histoires, sans que l’on se dise à la fin “Tout ça pour ça” parce qu’au moment du plot twist final, on est trop occupé à être frustré pour vraiment apprécier la surprise.

Pour le mieux

Little Hope est une grosse amélioration aussi bien avec l’ajout de plein de petites choses concernant le gameplay, mais également sur le rythme du scénario ou même l’ambiance horrifique qui s’installe beaucoup plus rapidement. On se repose également sur des acquis qui avaient bien fonctionné comme le motion capture, le jeu d’acteur et les modes multijoueur. Mais il manque encore quelque chose au moment de la conclusion de l’histoire pour être totalement satisfait de l’expérience et on ressent tout de même une pointe de frustration, qui est encore plus forte après une histoire plutôt intéressante. On est donc sur quelque chose de largement supérieur au premier épisode, mais qui manque encore d’un élément décisif pour devenir un jeu d’horreur narratif qui marque.

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