Test Hoa : Un bel hommage à Miyazaki

Hoa brille par sa direction artistique, véritable hommage aux oeuvres de Miyazaki, mais reste un plateformer très conventionnel dans ce qu’il propose.

Il y a quelques semaines, on vous présentait Behind the Frame, un petit jeu de puzzles très inspiré du travail de Miyazaki. On en profitait pour mentionner quelques autres jeux tirant leur inspiration du grand maître de l’animation japonaise et notamment Hoa, tout premier jeu de Skrollcat Studio, une jeune équipe de développement basée à Singapour. Un trailer de Hoa avait été présenté pendant l’E3 et avait fait parler de lui chez les amateurs de jeux indépendants par la beauté de son univers très coloré. Avec une sortie en plein milieu du mois d’août, Hoa est finalement passé un peu inaperçu. Si le jeu plate-forme n’innove pas vraiment, il a tout de même de belles choses à montrer.

Le charme à la Ghibli

Le jeu ne cache pas son inspiration des créations du studio Ghibli et ça se ressent forcément dans la direction artistique, dès les premières secondes du jeu avec ce décor qui semble presque peint à la main qui sert de fond. Les différentes créatures que l’on rencontre au cours de notre périple ont elles aussi une grosse Ghibli vibe qu’il est impossible d’ignorer, mais malgré ça, la magie opère et on se laisse embarquer dans cet univers magique et coloré. C’est très reposant et poétique à la fois et la Switch gère parfaitement ce que Hoa propose visuellement, aussi bien en docké qu’en portable.


Même la musique ressemble à deux gouttes d’eau à du Ghibli. À un point où c’est peut-être parfois un peu trop proche des compositions de Joe Hisaishi. Certaines sonorités sont tellement similaires, avec une note différente pour éviter la copie conforme, que l’on se retrouve à fredonner le véritable morceau des films de Miyazaki avant de se rendre compte que le jeu varie. Encore une fois, ça reste un plaisir pour les oreilles, même si une telle ressemble est un peu dérangeante sur certains thèmes et à la limite du plagiat.


Un jeu très conventionnel

Côté scénario, le jeu ne va pas chercher bien loin. On incarne un petit lutin qui revient sur les lieux d’une bataille et qui va rencontrer les différents alliés qui l’avaient aidé à fuir la première fois. Hoa se termine en 3-4 heures maximum et le jeu ne va pas développer plus que ça son intrigue qui sert au final davantage de prétexte aux changements de décors et de personnages rencontrés qu’autre chose. De la même façon, le gameplay est en réalité très conventionnel pour un plateformer et ne vous attendez pas à des innovations de ce côté là, même si le jeu s’offre une toute petite section à la fin qui sort de l’ordinaire.


Chaque niveau repose sur le même principe : réveiller notre allié et lui ramener des papillons pour obtenir un nouveau pouvoir/mouvement qui va nous permettre de passer au niveau suivant. Hoa est avant tout un jeu contemplatif, comme vous avez pu le deviner, et le game over n’est pas possible et les très rares ennemis que l’on rencontre vont se contenter de nous repousser. Le but est avant tout de se balader et d’admirer la patte artistique du studio.

Ça vaut le coup ?

Hoa est un jeu avec une durée de vie très courte et ne propose rien de révolutionnaire. Ce n’est clairement pas le jeu indé incontournable de l’année et l’expérience est à réserver aux personnes qui sont des gros fans des œuvres de Miyazaki et/ou celles et ceux qui recherchent un moment de repos et de calme en se faisant un petit jeu vidéo, comme ça pouvait être le cas avec Journey, Abzu ou Gris. Hoa brille surtout par sa direction artistique sublime qui donne envie de screener en boucle et on peut saluer le studio pour ce bel hommage vidéoludique à Miyazaki, ainsi qu’à la musique de Hisaishi jusque dans la moindre note.

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