Un ex-gendarme qui s’est suicidé identifié comme étant le tueur en série "Le Grêlé"

Il aura fallu plus de 35 ans pour confondre le coupable. Mercredi 29 septembre 2021, l’affaire dite du « Grêlé » a pris un nouveau tournant.

À Grau-du-Roi, dans le Gard, un ex-gendarme est retrouvé mort. Avec lui, une lettre d’aveux dans laquelle il avoue être le tueur en série, révèle Le Parisien. Le « Grêlé », surnommé ainsi à cause d’un portrait robot diffusé dans les années 80, sur lequel le visage de l’homme recherché alors est constellé de cicatrices d’acné, est suspecté d’avoir commis quatre meurtres et six viols entre 1986 et 1994. 

Recherché par les enquêteurs depuis toutes ces années, les analyses ADN prélevées sur les scènes de crime à l’époque ont finalement confirmé les confessions de l’ex-gendarme dénommé François Verove, en attestent les résultats d’une expertise délivrés ce jeudi 30 septembre.

L’ex-gendarme sentait la police se rapprocher

D’après les informations du Parisien, l’ancien militaire, devenu gendarme était à la retraite. Il se serait suicidé dans un appartement de location dans une station balnéaire proche de Montpellier, sentant l’étau de l’enquête, toujours en cours, se resserrer. En effet, récemment, les enquêteurs de la Brigade criminelle du 36 quais des orfèvres ont lancé une opération de prélèvements sur plusieurs anciens gendarmes en poste en région parisienne à l’époque des faits, dont François Verove.

L’homme de 59 ans, domicilié dans le Sud de la France avait ainsi été convoqué le 24 septembre pour une audition le 29 septembre, raconte France Bleu. Mais sa femme le déclare disparu le 27 septembre. Il est finalement est retrouvé mort deux jours plus tard.

Dans sa lettre, François Verove dit se sentir recherché par la police et reconnaît avoir commis des meurtres, sans pour autant donner les noms des victimes ou les circonstances des crimes. Il évoque des « pulsions passées » à une période où il n’allait « pas bien dans [sa] vie », cite Le Parisien. Dans ses aveux, l’homme assure ensuite s’être « pris en main » et n’avoir « rien fait depuis 1997 ».

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