Une nouvelle expertise des lunettes de Delphine Jubillar contredit la défense de son ancien mari

Une nouvelle étude des lunettes de Delphine Jubillar, retrouvées à son domicile de Cagnac-les-Mines (Tarn) a révélé que seuls les ADN de l’infirmière disparue et son ancien mari Cédric Jubillar ont été mis en évidence sur cette pièce à conviction.

Ce rapport d’une spécialiste en identification par empreintes génétiques, remis aux juges d’instruction de Toulouse, écarte l’implication de l’amant de Delphine Jubillar mais aussi la femme de ce dernier, écrit Le Parisien dimanche 31 juillet 2022.

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Une paire, plusieurs vérifications

La paire avait déjà fait l’objet d’une expertise, de la part de la Direction générale de l’Armement (DGA), qui avait conclu au fait que les lunettes avaient été brisées par une force extérieure, consolidant l’hypothèse d’une dispute qui aurait éclatée le soir de la disparition de l’infirmière, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Une branche avait été découverte sur la table de la cuisine, et l’autre au sol, derrière le canapé.

Cédric Jubillar avait assuré aux enquêteurs que la paire était cassée depuis longtemps. Pourtant, leur fils aîné de 7 ans avait déclaré que sa mère portait bien les lunettes, intactes, pour regarder la télévision ce soir-là. Selon les avocats de l’ancien conjoint Jubillar, cette expertise était un « non-événement » qui ne pouvait prouver qu’il y avait eu bagarre.

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Le dossier contre Cédric Jubillar s’épaissit

Plusieurs voisins avaient témoigné des « cris d’effroi » qu’ils avaient entendus depuis le domicile du couple en instance de divorce, juste avant que Delphine Jubillar ne s’évapore dans la nuit.

Cédric Jubillar, lui, s’est toujours défendu d’avoir tuée son ancienne compagne, présumée morte par la justice. Il avait dirigé les enquêteurs vers une probable implication de l’amant de cette dernière, rappelle Le Parisien. Dans ce dossier, les enquêteurs cherchent à savoir si le mis en cause principal aurait tué Delphine Jubillar car cette dernière comptait partir avec l’homme qu’elle fréquentait.

Ainsi, un mélange d’ADN des deux anciens époux ont été constatés les montures en plastique, face interne et externe, branche face interne et externe. Là encore, les conseils de Cédric Jubillar, mis en examen et placé en détention à la maison d’arrêt de Seysses pour meurtre aggravé, relativisent. Pour eux, rien d’étonnant à ce que l’ADN du compagnon de la disparue, avec qui elle était encore légalement mariée, se retrouve sur l’un des objets de la maison qu’ils partageaient.

Le corps de Delphine Jubillar n’a toujours pas été retrouvé. Une piste concernant le lieu de la dépouille de la jeune femme âgée de 33 ans lors de sa disparition, serait en train de se préciser, avait témoigné l’avocat de la cousine de la victime. Depuis le début du mois de juillet 2022, l’attention des enquêteurs se concentre sur le cimetière Saint-Dalmaze de Cagnac-les-Mines.

Des fouilles dans des caveaux pourraient être entreprises prochainement. Dans une conversation étrange, relatée par une voisine et amie de Delphine Jubillar, son mari Cédric avait demandé de l’aide pour ouvrir une tombe du lieu. « Il a l’air de bien connaître les lieux, Il me montre les joints des tombes du cimetière, il me fait un cours sur les joints propres. Et il me dit… ‘Eh oui je m’y connais malheureusement' », avait témoigné Julie, dont le prénom a été modifié, dans Libération le 2 juillet.

Après quoi, l’ex-époux de l’infirmière aurait remercié Julie pour avoir apposé ses empreintes sur la tombe à côté des siennes.

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