Une villa de rêve sur l'île mythique d'Ibiza

C’est un petit coin de paradis à l’abri des tumultes du monde. Un refuge authentique aux volumes généreux et au charme intemporel. Entre architecture vernaculaire et formes à la modernité assumée, cette villa blanche est fidèle à l’image de l’île la plus hédoniste d’Espagne où elle trône. Une maison de vacances qui a su conserver le charme primitif de l’île sauvage, vivre en osmose avec la nature et se contenter de lignes épurées…

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Architecture radicale au coeur de la nature

Pour agrandir ce qu’il reste d’une maison paysanne, un producteur de télévision parisien fait appel à un architecte, Pascal Cheik Djavadi. Mais l’ampleur du chantier imaginé par celui-ci semble démesuré pour le propriétaire (la maison prend trop de hauteur à son goût, il regrette la simplicité de sa finca d’origine, etc.). Les deux hommes s’affrontent. L’architecte abandonne alors le projet qui sera finalisé par le maître des lieux et son épouse. C’est ainsi que, presque malgré eux, l’architecte et le propriétaire ont réussi le lieu idéal, conjuguant architecture radicale et mode de vie hédoniste.

Une maison de vacances moderne avec une piscine sublime

Entre deux bâtiments de pierre brute, ponctuée par une « tour », la villa déploie son architecture très contemporaine pourtant inspirée par les fincas traditionnelles. Depuis la piscine – qui reflète la blancheur des murs échaulés – jusqu’au sommet de la « tour », la villa s’étale sur plusieurs niveaux, comme un ensemble de cubes juxtaposés les uns aux autres. Des volées de marches conduisent de l’un à l’autre comme autant de sentiers à flanc de colline.

Un salon-salle à manger au charme épuré

Dans le salon-salle à manger ce sont avant tout les portes, passages, niches et fenêtres qui dessinent la pièce. Tout a été prévu pour limiter l’ameublement. Même les canapés ont été intégrés face à la cheminée simplement ouverte dans le mur chaulé. Au plafond, les poutres brutes tranchent sur le blanc des murs et du sol en béton peint. Vaisselier et kilim (Gracieuse Orient) et chaises (La maison de l’éléphant).

Une cuisine contemporaine par sa forme

Contemporaine et rustique à la fois, la cuisine marie la pierre ancienne de l’évier (venue spécialement du Portugal et qu’il faudra passer par le toit à l’aide d’une grue pour ne pas avoir à démolir de murs de pierre) et celle monolithique de l’îlot central, en fait un placage de pierre autour d’un bloc de placards, qui intègre à son extrémité la plaque de cuisson à hotte incorporée (Gaggeneau).

Une chambre authentique et lumineuse

Soulignées d’huisseries en acier brut verni, les fenêtres encadrent la nature comme autant de tableaux. Trois ouvertures font entrer la lumière à flot dans la chambre, qui communique avec la salle de bains attenante. Des murs de pierres sèches surmontés de poutres de sabines – un genévrier qui pousse sur l’île – sur lesquels des couches superposées de varech servaient autrefois de toit.

Une salle de bains ouverte sur la nature

Dans la salle de bains, la baignoire (P. Starck pour Duravit) est encastrée dans le béton juste à hauteur de vue. Tout est pensé pour rendre la vie aussi agréable que possible, sans jamais sacrifier la beauté du paysage. La fraîcheur de l’intérieur donne toujours sur la terrasse, où ici se trouve la douche d’extérieur.

Une petite terrasse pour prendre le petit déjeuner

Une petite terrasse a été aménagée à proximité de la cuisine pour prendre le petit-déjeuner à l’ombre des yuccas sur une table en ciment lissé blanc. L’architecte a dessiné des volumes purs qui créent, à l’intérieur comme à l’extérieur, des jeux d’ombre et de lumière très géométriques. Les volets sont en chêne massif cerclé d’acier.

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