Vaccin contre la Covid-19 : après l’injection, au bout de combien de temps est-on protégé ?

Le 24 décembre dernier, la Haute Autorité de Santé a autorisé le déploiement des premiers vaccins contre le coronavirus en France. Plusieurs interrogations se posent autour de la campagne de vaccination et notamment sur le délai entre l’injection et le début de la protection du vaccin.

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La phase 1 de la campagne de vaccination contre la Covid-19 a été lancée le 27 décembre en France. Lors de cette première étape, les vaccinations concernent uniquement les personnes âgées résidant dans des Ehpad ainsi que les individus dits “à risque” qui travaillent dans ces établissements.

Le vaccin autorisé en Europe est celui des laboratoires Pfizer et BioNTech. Il s’agit d’un vaccin à ARN messager et la vaccination est réalisée en deux temps. Une première dose est d’abord injectée au patient. Si ce dernier ne présente aucun effet secondaire grave, il peut recevoir la seconde injection 21 jours plus tard.

Covid-19 : à partir de quand le vaccin nous protège-t-il contre la maladie ?

Il reste encore de nombreuses questions sur ce vaccin, notamment sur le moment à partir duquel il confère une immunité contre le coronavirus. Le 10 décembre dernier, la Food and Drug Administration (FDA) a publié un communiqué sur la protection garantie par le vaccin Pfizer-BioNTech. Pour son rapport, l’agence américaine du médicament a analysé les résultats d’une étude de Pfizer et BioNTech mené lors des phases 2 et 3 du vaccin à ARN messager BNT162b.

Selon leurs résultats, le vaccin protège l’organisme à 52,4% dix jours après la première injection. Sept jours après la seconde dose du vaccin, le taux de protection est de 95%. Cette protection permettrait notamment de prévenir des formes légères et modérées de coronavirus. Les chercheurs n’ont pas encore assez de données pour confirmer son efficacité sur les formes graves de la maladie. Pour l’heure, la durée de l’immunité après l’injection reste encore inconnue.

Dans les prochains mois, d’autres candidats-vaccins pourront être déployés en Europe. C’est notamment le cas du vaccin Moderna qui est également un vaccin à ARN messager. Début décembre, une étude, publiée dans la revue médicale New England Journal of Medicine, avait observé que ce vaccin produisait des anticorps plus de 90 jours après l’injection.

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