Valeurs Actuelle : L'hebdomadaire accusé de transphobie suite à sa Une polémique

Une fois de plus le magazine Valeurs Actuelles fait polémique. Cette nouvelle Une n’a pas été bien accueillie de tous…

Hier, la Une publiée par le magazine conservateur Valeurs Actuelles a fait un tollé au gouvernement tout comme au sein de l’opinion publique. Un mois après la publication de la tribune des militaires, le magazine fait de nouveau l’objet d’une polémique. Titrée “Le délire transgenre” suivie de la question “Comment les lobbies instrumentalisent le changement de sexe ?”, la Une a été critiquée sur plusieurs points. “S’il faut la chérir, la liberté d’expression n’autorise pas toutes les horreurs. La transphobie est une réalité qui tue”, a tweeté la ministre de l’Égalité Elisabeth Moreno. Nombreux sont ceux qui pensent que cette Une risque d’encourager les discriminations contre les personnes de la communauté LGBTQIA+ (Lesbienne, Gay, Bisexuelle, Transgenre, Queer, Intersexe, Assexuel…) et d’alimenter leur stigmatisation. Dans la foulée de la publication, plusieurs associations ont déposé plainte.

“Une” méprisable de Valeurs Actuelles.Ce n’est pas la première fois, mais on ne s’y habitue jamais.S’il faut la chérir, la liberté d’expression n’autorise pas toutes les horreurs.Le mot “valeurs” est ici vidé de toute sa substance. La transphobie est une réalité qui tue. pic.twitter.com/zhJvpy8Gh6

Dans un communiqué de presse, l’association Stop Homophobie a fait un rappel des faits : “Cette nouvelle Une s’attaque aux transgenres, qui sont déjà les personnes LGBT (60 %) les plus discriminées. En France, elles ont été, pour 85 %, victimes d’un acte transphobe et 37 % d’entre elles en ont subi plus de 5 dans leur vie. 59 % ont reçu des insultes et 27 % ont été victimes de harcèlement”. Pour Maître Étienne Deshoulières, l’avocat des associations, “les termes délire transgenre (…) renvoient à un passé récent où les transidentités étaient qualifiées de maladie mentale. Dire d’une personne transgenre que c’est une aliénée, c’est comme dire d’un homosexuel que c’est pédophile”, explique t-il. Si l’injure couplée au caractère transphobe est retenue, la peine encourue est de six mois d’emprisonnement et de 22 500 € d’amende…

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