Vrai / Faux : tout savoir sur l'assurance vie

Produit risqué, épargne bloquée… Les idées reçues sur l’assurance-vie sont nombreuses. Nous démêlons le vrai du faux du placement préféré des Français.

C’est un produit de placement risqué

Vrai et faux. Tout dépend de la façon dont est réparti votre capital au sein de votre contrat. Vous avez le choix entre deux types de placement. L’un, dit « fonds en euros », est quasiment aussi sécurisé qu’un Livret A. Chaque année, les sommes placées produisent des intérêts qui vous sont définitivement acquis, l’épargne est donc garantie même si elle ne rapporte pas grand-chose. À l’inverse, l’enveloppe dite en « unités de compte » (UC) permet d’investir entre autres sur les marchés financiers, qui sont volatils. Avec les UC, vous pouvez donc gagner plus que sur le fonds en euros mais, en cas de baisse, vous perdez de l’argent.

L’argent placé est bloqué pendant au moins huit ans

Faux. Vous pouvez retirer les sommes mises de côté sur votre assurance-vie quand vous le souhaitez. Il vous suffit pour cela d’en faire la demande par écrit à la compagnie d’assurances ou à l’établissement bancaire auprès duquel vous l’avez souscrite. Et si vous décidez de ne récupérer qu’une partie de votre capital, votre contrat n’est pas clôturé et continue à fonctionner normalement. Seul bémol : quel que soit le montant qui vous est restitué, celui-ci est soumis à l’impôt. Or, la fiscalité qui vous est appliquée varie notamment en fonction de l’âge de votre contrat, de sa valeur et des dates auxquelles vous avez effectué des versements.

Je peux souscrire un contrat au nom de mon enfant

Vrai. Que votre enfant ait 5, 10 ou 15 ans, rien n’interdit d’ouvrir une assurance-vie. Mais pas question de le faire seul : si vous partagez l’autorité parentale, les deux signatures sont nécessaires. À défaut d’entente entre vous, vous aurez besoin de l’accord du juge des tutelles. Une fois le contrat souscrit, vous pouvez y verser de l’argent quand vous le souhaitez. De même que ses grands-parents, oncles, tantes… Attention toutefois : jusqu’à la majorité de votre enfant, c’est vous qui pilotez cette épargne. Autrement dit, votre responsabilité peut être engagée en cas de mauvaise gestion.

A mon décès, le capital ne peut revenir qu’à mes enfants

Faux. Grâce à la clause « bénéficiaire » de votre contrat, vous choisissez la ou les personnes à qui votre argent sera versé après votre mort. Vous pouvez ainsi désigner un membre de votre famille, un proche ou une association caritative… Pour être sûr que ce capital soit remis au(x) bon(s) bénéficiaire(s), il faut être particulièrement vigilant à la manière dont cette clause est rédigée. Exemple, n’hésitez pas à donner des précisions comme la date, le lieu de naissance, le second prénom et l’adresse de ceux à qui vous destinez votre épargne. À noter : vous pouvez la modifier à tout moment et aussi souvent que vous le souhaitez.

Tout l’argent est perdu en cas de faillite de mon assureur

Faux. Pas de panique ! Même si l’établissement qui gère votre contrat venait à disparaître, vous récupéreriez tout ou partie de votre épargne. Qu’importe comment vous avez souscrit votre assurance-vie (auprès d’une banque, d’un courtier en ligne ou directement auprès de l’assureur), vous seriez indemnisé à hauteur de 70 000 euros maximum par le Fonds de garantie des assurances de personnes. Mais ce montant s’entendant par assuré et par établissement, si vous détenez plusieurs contrats auprès d’un même assureur, vous n’obtiendrez pas plus que ce plafond.

Combien ça coûte ?                                               

Frais de gestion, de versement ou d’arbitrage… les contrats d’assurance-vie sont souvent gourmands en coûts annexes qui viennent grignoter la performance de votre placement. Selon les produits et les assureurs, vous pouvez les négocier, voire les faire supprimer. Pour savoir combien vous coûtera votre assurance-vie, reportez-vous aux conditions générales de votre contrat. Depuis janvier 2018, un encadré y mentionne obligatoirement l’ensemble des frais qui vous seront facturés.

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