ALOK : "L’amour est la boussole que j’utilise pour lutter pour une société plus juste"

ALOK, l’activiste de l’amour

« Je pense que tu es peut-être perdu ? Je ne demande pas ton approbation. Je ne suis pas une destination pour tes insécurités. Je suis un être humain : né.e avec un cœur, deux poumons et sans honte. je suis désolé.e de pour vous. désolé que tu ai une vision du monde aussi étroite. je vois que ça te fait mal. il doit être épuisant de se sentir comme si ta valeur vient du fait de te fier aux opinions des autres sur qui tu devrais être. la honte est une joie interrompue. et je crois que tu mérites la joie. je sais que cela peut sembler impossible en ce moment, mais je crois aux miracles. parce que j’en suis un. et toi aussi. je t’encourage. ce qui signifie : j’enracine mes pieds sur cette terre avec les bras grands ouverts, ici pour t’accueillir quand tu seras prêt à rentrer à la maison. de retour de l’enfer projectif qui t’as induit en erreur en te faisant croire que c’est notre corps qui est dégoûtant, pas ton comportement », écrivait ALOK en réponse à un commentaire désobligeant laissé par un internaute sur son compte Instagram.

Des réponses comme celles-ci, ALOK en partage régulièrement. En tant qu’auteur.e – il. a publié son livre Beyond the Binary en 2020- , poète.sse et commédien..ne non-binaire, iel est souvent la cible de remarques queerphobes dont le but serait la.e faire se sentir anormal.e dans le sens où iel sort des normes établies par nos sociétés.

Des normes qu’ALOK déconstruit et combat sur son compte Instagram auprès de son million d’abonnés. Avec intelligence, humour, passion et patience iel est devenue le symbole d’une lutte par l’amour. 

Alors que le Mois des Fièretés, dont l’objectif est de faire résonner qu’il n’ya aucune honte à être qui l’on est et à aimer qui bon nous semble, Marie Claire a eu la chance de pouvoir poser quelques questions à ALOK à l’occasion de sa campagne pour UGGG, quelques semaines avant son passage à Paris, au théâtre Apollo, le 8 juillet prochain.

Marie Claire : Vous collaborez avec UGG pour ce Mois des Fiertés. Pourquoi était-ce si important pour vous de participer à ce projet ?

ALOK : En tant qu’artiste, je m’investis dans la déstigmatisation des conversations sur la santé mentale et la promotion de la joie pour les personnes queer et trans.

Travailler sur cette campagne avec UGG m’a permis d’amplifier mon message et d’atteindre plus de personnes – en particulier les personnes qui ont vraiment besoin de ce type de sensibilisation.

J’ai été vraiment découragée par la montée de la discrimination anti-trans à travers le monde. Et apporter plus de visibilité trans était nécessaire… et puissant.

La mode est l’un des aspects importants dont vous parlez, en relation avec la diversité et l’inclusion. Quelle est votre relation avec les vêtements ?

Avant d’avoir le langage pour décrire qui j’étais et ce que je ressentais, les vêtements étaient ma première forme de communication selon mes propres termes.

Ce que j’aime dans la mode, c’est que c’est de l’art portable. Cela apporte de la joie, de la créativité, un aperçu du monde auquel je crois et que je pratique partout avec moi.

Diriez-vous que la mode est politique et comment ?

J’ai grandi en me haïssant – ayant l’impression que je ne devrais pas appartenir à cette terre. Dans le cadre de mon parcours de guérison, j’ai appris à m’embrasser et à m’accepter.

Je veux créer des espaces pour la joie trans, pour que les personnes trans soient célébrées. D’ailleurs, je serais en spectacle à Paris le 8 juillet prochain !

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