Moynat ouvre une nouvelle page de son histoire

Il y a des noms dont on devrait accentuer la résonance dans l’histoire de la mode. C’est le cas de celui de Pauline Moynat, la première et seule femme à avoir su s’imposer en tant que fabricante malletier de luxe dans le Paris de la Belle Époque.

Avec sa vision, ce métier, alors dominé par les hommes, se féminise au point de voir la marque parler aujourd’hui d’un “savoir-faire artisanal féminin” qui a pris naissance en 1849. Cette année, la maison Moynat s’attelle à un nouveau chapitre aux côtés de Nicholas Knightly, son nouveau directeur créatif.

Moynat, artisanat de maroquinerie de haut niveau

“MOYNAT était l’équivalent pour les malles et la maroquinerie de ce qu’était la Haute couture pour la mode, fabriquée avec un extrême raffinement pour répondre avec précision aux exigences de chaque client”, confiait il y a quelque temps Nicholas Knightly.

Anciennement responsable de la maroquinerie chez Louis Vuitton depuis 2004, le nouveau directeur artistique de la maison de maroquinerie française a pris ses fonctions le 1er juillet 2020 avant pour objectif de “contribuer au renouvellement esthétique de Moynat”, précisait un communiqué de presse en juillet dernier.

En ce début d’année 2021, il a présenté sa première collection réalisée en collaboration avec les artisans des ateliers Moynat. Au programme ? Une réinterprétation contemporaine de l’héritage de la maison parisienne.

Un œil sur les archives et l’autre sur le temps présent, Nicholas Knightly a su revisiter les pièces cultes de la maison française pour de nouvelles générations de consommateurs notamment le sac Voyage, les pièces de toile comme les mallettes Wheel et la Little Suitcase ou encore le sac Flori dont la forme incurvée et la bandoulière s’imposent dans le vestiaire de la femme en mouvement.

Nicholas Knightly : “Le niveau de qualité et d’artisanat dont nous avons ici hérité est exceptionnel, et je trouve très inspirant de collaborer avec les artisans de l’atelier Moynat. C’est une véritable joie pour moi de retrouver tous ces pots de peinture de toutes les couleurs imaginables, prêts à réaliser la personnalisation dont peut rêver un client”.

Une vision rafraîchissante des archives Moynat dont on a hâte de voir la suite.

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