"Où finissent nos vêtements", le nouveau docu d’Hugo Clément

Depuis quelques années, les vêtements de seconde main ont le vent en poupe. Mais cette économie circulaire est-elle vraiment bénéfique pour la planète ? Le journaliste Hugo Clément a enquêté, pour France 5, sur ce marché et en a tiré un documentaire à découvrir dimanche 19 décembre 2021 sur France 5 à partir de 20h55.

Une mode plus responsable, c'est possible ?

Pour enrichir ses propos et illustrer les chiffres qu'il avance, le journaliste est parti aux quatre coins du monde. En Belgique, d'abord, où sont réceptionnés nos vieux vêtements avant d'être exportés. Au Bangladesh ensuite, avec Julia Faure, créatrice d'En mode climat (un collectif d'acteurs du monde de la mode qui milite pour plus de régulation dans l'industrie textile), où les cours d'eau sont plus que jamais pollués par les teintures utilisées pour la fabrication des vêtements ensuite portés par les fashionistas des pays du Nord.

Hugo Clément est également allé à la rencontre de celles et ceux qui tentent de faire bouger les lignes, à leur niveau. Dans le Tarn, il a rencontré un Français qui a mis au point une machine permettant de récupérer les fibres de n'importe quel vêtement pour en faire du fil. En Normandie, il a interrogé Pierre Schmitt, un entrepreneur qui tente de relocaliser l'industrie du tissage de lin — cette matière est produite en France, puis envoyée en Asie pour être tissée, avant de revenir dans l'Hexagone. "Le textile a été le moteur de la révolution industrielle. Les nouveaux matériaux naturels seront le moteur de la transition écologique. La grande révolution c'est de créer une industrie textile qui n'est plus dépendante du coton, c'est-à-dire de l'étranger, et d'utiliser de nouvelles fibres locales et écologiques", explique-t-il.

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    Matière phare des beaux jours, le lin séduit depuis des millénaires. Durable, esthétique et pratique, le lin a vraiment tout bon. Explications.

Comment réduire son impact ?

Le documentaire fait ainsi le constat suivant : moins on achète, mieux c'est. Qu'il s'agisse de vêtements neufs, ou de vêtements d'occasion. Comme le relève très bien Liz Ricketts, une militante écologiste de 34 ans interrogée par Hugo Clément : "La seconde main sert d'excuse aux habitants des pays riches pour consommer toujours plus, sans se poser de questions sur les conséquences de leurs achats". C'est donc le moment où jamais de repenser sa consommation de manière plus consciente.

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