On a trouvé la parka canadienne parfaite pour faire du scooter à Paris

Quand on vit à Paris, on a rarement vraiment besoin d’un “gros” manteau. Avec un peu de chance (et de réchauffement climatique), il ne fait “vraiment froid” pas plus d’un mois par an et/ou quelques heures par jour et en ville on ne reste pas forcément très longtemps dehors. Si on a un bon pardessus, on peut clairement compter sur le layering pour tenir tout l’hiver si bien que le choix d’une doudoune ou de tout autre manteau d’hiver se fait surtout pour une question de style. Malgré tout, certains aventuriers du quotidien qui évoluent en milieu urbain peuvent avoir tendance à affronter plus de froid, de pluie et surtout de vent que les autres. On parle de ceux qui font cinq fois par semaine leur trajet pour aller travailler en deux roues. Se présente alors un problème simple : comment rester au chaud et avoir du style ?

Ce n’est clairement pas la première fois que la question se pose et il suffit de se repenser aux mods des années 60 qui sillonnaient Londres en Vespa pour avoir la solution : la parka. Contrairement aux blousons en cuir des bikers, elle couvre davantage de parties du corps et permet de glisser un costume en dessous.

Retour en 2020 : les années ont passé et vous n’avez peut-être pas envie de ressembler à un minet anglais des swinging sixties sur votre TMAX. Il n’y a rien de mal à ça, entendons-nous bien, mais en essayant avec un modèle vintage on s’est rendu compte que nous n’étions pas suffisamment couverts pour nos escapades matinales sur le périphérique parisien et on a plutôt décidé de se tourner vers le côté futuriste de la parka. Ça tombe bien, les parkas ont aussi évolué et se sont perfectionnées pour aller avec leur temps et aussi parce qu’on sait aujourd’hui faire mieux.

Justement, “on peut toujours faire mieux” est l’idée conductrice derrière les vêtements de la marque canadienne Arc’Teryx qui profite de sa localisation géographique pour tester ses produits sur un terrain de jeu plutôt extrême : la chaîne côtière du Canada qui compte plusieurs pics montagneux et la plus grande forêt pluviale tempérée au monde. Fondée en 1991, cette marque outdoor ultra technique se fait de plus en plus reconnaître dans les grandes capitales du monde entier grâce à son petit logo qui représente un squelette d’archaeoptéryx (l’un des premiers oiseaux préhistoriques connus) devenu un must-have en pleine tendance gorpcore et après avoir été portée par des célébrités comme Drake, Virgil Abloh ou Frank Ocean. “Les produits sont conçus dans notre R&D, mais toute l’inspiration et tous les problèmes à résoudre viennent des montagnes”, résume Dan Green, vice-président du design d’Arc’Teryx à propos de l’ADN de la marque.

Même si Arc’Teryx possède une seconde marque plus urbaine et luxueuse, appelée Veilance, la solution à notre problème s’avère être la parka “Therme” ornée – discrètement – du petit dinosaure, décrite de la façon suivante sur le site de la marque : “Un véritable chef-d’oeuvre, son style urbain fusionne une protection intégrale contre les intempéries avec la chaleur du duvet d’oie de qualité supérieure”. Pour statuer si le “chef-d’oeuvre” est véritable, passons en revue ces trois caractéristiques :

Le style urbain : Ultra minimaliste et présentée dans un coloris uni et relativement neutre même dans le cas du rouge “Sublunar”, on est face à une parka dans sa plus simple – et efficace – expression : un manteau à capuche ni trop court ni trop long aux lignes épurées qui cache une doublure matelassée façon doudoune, invisible de l’extérieur. La coupe est ni trop ample ni trop ajustée et assure de s’adapter à pas mal de tenues sans tomber dans le “statement” ni dans le style militaire. Contrairement à d’autres marques de parka peut-être plus identifiables, le modèle ne fait pas de vagues mais son discret logo ton sur ton fait office de clin d’oeil, avec une certaine street créd’ pour ceux qui savent, tandis que le dessin des coutures discrètes lui donne un léger air futuriste qui ne vieillira pas trop dans le temps. Bref, on a bien un style urbain et moderne, presque brutaliste par certains aspects. Si elle a été testée à la montagne, cette parka semble tout à fait dans son élément dans les rues de Vancouver.

La protection contre les intempéries : Il aura suffit d’une tempête matinale (combo vent+pluie) du mois d’octobre pour que la parka Therme mette tout le monde d’accord. 45 minutes de scooter sous une pluie battante n’auront même pas réussi à détruire le style (et le moral) de notre motard frileux. Une fois la parka retirée, celui-ci ne présentait plus aucune trace d’humidité sur le corps et encore moins de signe de rhume : merci le Gore-Tex version “Gore Performance Technology” waterproof, windproof, isolant et respirant. Le col remonte suffisamment haut pour que l’écharpe reste sèche (on a essayé sans écharpe, on vous déconseille quand même si vous ne pouvez pas mettre la capuche…) et sa longueur permet à la parka, en position assise, de stocker l’excès d’eau au niveau de l’entrejambe, de façon à ce que rien ne coule ensuite le long des cuisses.

La chaleur : Ce modèle est idéal pour tous ceux qui détestent empiler les couches : entre l’étoffe en Gore-Tex et la doublure matelassée garnie d’un mélange de duvet et d’isolant synthétique – répartis aux bons endroits pour plus d’efficacité explique la marque – on peut la mettre sur un simple t-shirt, même lancé sur autoroute avec son 3 roues un matin de novembre frileux, sans ressentir le moindre frisson (sinon celui de l’adrénaline). Pensez juste à l’écharpe (oui on insiste) car même zippée jusqu’en haut, un liseret d’air frais a tendance à s’inviter au niveau de la nuque au premier mouvement de la capuche (dont, on doit l’avouer, on n’a pas maîtrisé le système d’ajustement du premier coup). Conclusion : testé et approuvé.

Parka “Therme”, Arc’Teryx, 700€ sur luisaviaroma.com

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