Tout savoir sur la robe de mariée

Cette tenue occupe une place de choix dans le vestiaire des demoiselles du monde entier.

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Elle est aussi vieille que le mariage, ou presque. A ce détail près qu’avant le XIXe siècle, aucune robe n’est vraiment réservée à ce grand jour. L’important pour la promise, qu’elle soit paysanne ou reine, est de paraître dans ses plus beaux atours, forcément à la mode du moment.

Ainsi dans l’Antiquité, les Egyptiennes se présentent dans des fourreaux apprêtés avec des sandales dorées, alors que les Athéniennes choisissent, elles, une longue tunique tout en transparence et en drapés. Les toilettes sont alors en lin, en coton, en velours bordé d’hermine et bientôt en soie, après que les Vénitiens apprennent, durant le Moyen Age, à travailler cette douce étoffe découverte en Chine. Elles s’animent dès lors en satin ou en taffetas, rehaussé de franges et de pompons, puis de dentelles précieuses de Bruges ou d’Alençon.

Colorées avant d’être immaculées

Souvent vertes, symbole d’espérance, ou bleues célébrant la Vierge Marie dans le royaume de France, noires très chics au Japon, ou franchement rouge vif dans le reste de l’Asie (photo), les tenues en voient de toutes les couleurs. Car le blanc attendra que les tisserands parviennent à l’obtenir, net et sans bavure.

La jeune Victoria, reine d’Angleterre, fait donc sensation lorsqu’elle s’avance à l’autel en 1840… immaculée. Cette originalité fera finalement autorité annonçant, d’abord en version crinoline, la robe meringue, que l’on dit aujourd’hui « de princesse ».

Tout aussi immuable est le voile. Invité de marque durant les cérémonies, il est d’abord tendu au-dessus des époux à la manière d’un dais protecteur et pudique, notamment lors des cérémonies juives. Il finit par intégrer le vêtement. Il s’allonge en traîne en 1886 à la façon de la princesse Amélie d’Orléans, future reine du Portugal, ou recouvre en partie ou intégralement le visage, comme le veut l’usage en Mongolie. En Afrique, nul tulle transparent et vaporeux, mais des turbans noués sur la tête, à l’image de ceux hauts en couleur du Sénégal.

Fleuries sur toute la planète

Les fleurs en bouton, corolle, clochette ou en épis ont, elles aussi, toujours été de la fête. Provenant d’oranger ou d’aubépine, de mimosa ou des champs, elles sont tantôt tressées en couronne posée sur la tête des Roumaines et des Polynésiennes, tantôt parsemées en Inde par le frère du marié lors de l’échange de vœux.

Elles sont, sous nos « bans », plutôt réunies en bouquet, mais seulement depuis un peu plus d’un siècle. Pour s’en saisir, les demoiselles ont dû se délester de leur missel. Et, summum de la coquetterie, les parures naturelles s’accordent aux perles et aux bijoux portés par la mariée.

Evidemment, tout cet apparat sortant de l’ordinaire n’était pas à la portée de toutes, jusqu’à l’arrivée en 1958 d’une marque française, Pronuptia, maîtresse du prêt-à-porter nuptial. Et elles ont été nombreuses à lui dire oui.

Vive la mariée !

A travers un livre, l’histoire de ce vêtement se raconte dans un bouillonnement d’étoffes et d’accessoires, témoin d’un savoir-faire, d’une mode et d’une époque. Autant de sources d’inspiration. Robe d’un jour, rêve d’une vie, Nicole Parrot, éd. Heredium, 29,95 €.

Article paru dans le numéro Femme Actuelle Jeux Voyages n°41 juin-juillet 2020

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