Vincent Darré : "Ma devise ? Je m’en fous pas mal !"

Le designer français signe une capsule de quinze pièces pour Éric Bompard. Un vestiaire à son image et un brin excentrique.

Madame Figaro. – Qu’est-ce qui vous a inspiré cette collection mode et déco ?
Vincent Darré. –
C’est un souvenir d’enfance, celui d’une maison de campagne où une famille d’excentriques joue au Cluedo. De cette idée de départ, j’ai créé trois imprimés, tels des jeux de hasard, qui racontent l’histoire de la famille Bompard .

Le principal trait de votre caractère ?
L’enthousiasme à chaque nouveau projet, même les plus absurdes.

Celui dont vous êtes le moins fier ?
Je suis control freak. Je le suis dans le travail, à surveiller tous les détails, et en amitié aussi, à diriger tout le monde.

Celui que vous détestez chez les autres ?
Le trop politiquement correct.

Votre geste écolo ?
Je ramasse le plastique sur les plages à Tanger avec Arielle Dombasle et j’ai fait une campagne vidéo, Pick up the Plastic.

Votre devise ?
«Je m’en fous pas mal !» Je l’écrirai sur ma tombe.

Un adjectif qui vous convient ?
Créatif. Ma tête marche à mille à l’heure !

Sur une île déserte, qu’emporteriez-vous ?
Des livres et de quoi dessiner.

Les trois basiques de votre dressing ?
Le jean blanc, une veste en velours et mon pull Bompard fétiche.

Le cadeau que vous offrez souvent ?
Des livres anciens avec des illustrations. Je vais dans cette gigantesque Librairie de l’Avenue, aux puces de Saint-Ouen, et j’y passe des heures.

Une musique dans votre vie ?
Je chante du Charles Trenet

Le livre qui vous accompagne ?
Notre-Dame-des-Fleurs, de Jean Genet. Ce livre qui parle de la beauté des bas-fonds m’a marqué par la poésie d’un voyou, tel Pasolini ou Cocteau.

Une rencontre qui vous a marqué ?
Andrée Putman, Karl Lagerfeld, Franca Sozzani, Pierre Bergé, David Rochline, Marie Brandolini, Pierre Le-Tan, Pierre Hebey… Tous ces amis sont morts et ils me manquent.

Votre luxe, c’est quoi ?
Manger un fruit au bord de la Méditerranée.

Une mode qui vous agace ?
Les doudounes en hiver et les tongs en ville, en été.

Une ville qui vous ressemble ?
Paris. J’y suis né, j’en connais tous les recoins.

Votre madeleine de Proust ?
Le jardin du Luxembourg. Enfant, c’était mon terrain de jeux.

Que vous a appris le confinement ?
Moi qui avais peur de la solitude, j’ai passé ces jours hors de la réalité en appréciant chaque moment. Et cela m’a apporté le temps de réaliser un livre sur mes décors éphémères et mes costumes, qui s’appellera Le Petit Théâtre de Vincent Darré .

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