De Chalon-sur-Saône à Boston : la trajectoire épatante de Samuel Apoutou, jeune prodige du piano jazz

C’est un nom qui comptera peut-être parmi les futurs grands musiciens de jazz que l’on ira applaudir sur les scènes du monde entier. Samuel Apoutou, originaire de Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire, s’apprête à s’envoler pour les États-Unis. Le jeune pianiste de 18 ans a été reçu au concours du Berklee College of Music à Boston dans la section jazz. 

France 3 Bourgogne / M. Barate / T. Collet / P. Sabatier / A. Viloin

Un rêve immense

Berklee College of Music à Boston, c’est un peu le Saint Graal pour tous les jeunes musiciens du monde tant les anciens élèves sont célèbres, les professeurs réputés. Un lieu où l’émulation fait grandir. « Ça représente une opportunité immense, il y a des étudiants qui viennent des quatre coins du monde alors forcément, ça impressionne », dit timidement Samuel.

Il a non seulement été retenu au concours mais il a aussi décroché une bourse au mérite offerte par Berklee College. Pendant ses études, il va pouvoir se consacrer totalement à sa passion du piano. « J’ai hâte de m’immerger à 100% dans le monde de la musique, aux States c’est le cœur », s’enthousiasme-t-il

Le piano dans la peau 

Depuis l’âge de six ans, Samuel Apoutou ne quitte pas son piano. Il répète sept à huit heures par jour et aujourd’hui, la détermination et le talent ont payé. Une belle reconnaissance pour l’élève du Conservatoire de Chalon. « C’est quelqu’un que l’on apprécie beaucoup parce que quand on arrive à 8 heures au Conservatoire, il est derrière la porte. Il vient travailler du matin au soir, tous les jours », rapporte Robert Llorca, directeur du Conservatoire de musique du Grand Chalon. 

Samuel s’envolera pour les États-Unis à la mi-août. Lors de ses quatre ans d’étude, il pourra bénéficier de tous les aspects de l’industrie de la musique grâce à un programme interdisciplinaire. Outre la qualité de l’enseignement, c’est aussi la tolérance que prône l’établissement qui a séduit le jeune virtuose. 

« La musique c’est le partage, peu importe que l’on soit noir ou blanc, un homme ou une femme, en fait on peut jouer de la musique ensemble, c’est ça qui est merveilleux », sourit Samuel. Un idéal que ce pianiste aimerait, un jour, faire vivre sur les plus grands festivals de jazz.

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