Genesis : l'histoire d'un groupe mythique de retour sur scène

Phil Collins et Genesis n’avaient pas rejoué ensemble depuis 14 ans, et entre temps, les ennuis de santé de leur batteur-chanteur ont ruiné les espoirs de reprendre les baguettes. Alors, comme ce fut le cas lors des répétitions de la tournée actuelle The Last Domino, Phil Collins chante désormais assis, et c’est son fiston qui assure la batterie. Si Genesis affiche ainsi un profil inédit pour son dernier tour de piste, la musique, elle, est bien là. Celle d’un groupe mythique qui, en 50 ans de scène, a connu plusieurs vies. À la fin des années 60, Procol Harum et Moody Blues ont été les inventeurs d’un nouveau genre musical : la rencontre entre guitare électrique et différents styles de musique. On appelle cela du rock progressif, et Genesis va s’inscrire dans cet héritage.

« J’ai pris le boulot de chanteur plus au sérieux« 


« C’est un mélange de pop, de rock, de folk, de jazz, explique Dominique Dupuis, éditeur et auteur de Prog-Rock en 150 figures (Éditions Le Layeur). Les morceaux racontaient une histoire et étaient dans ce que l’on allait appeler le concept-album.«  Conceptuel jusque sur scène, entre musique et théâtre, le chanteur Peter Gabriel a enchaîné les excentricités. Et comme ce dernier est un expert en surprises, il a annoncé, en 1975, sa volonté de quitter le groupe. Heureusement, Genesis a dans ses rangs un possible remplaçant qui connaît bien les chansons : Phil Collins, choriste et batteur du groupe. « Je veux bien porter une casquette et une redingote, mais je n’irai pas plus loin dans le déguisement », avait-il alors prévenu. « Quand Peter Gabriel est parti, j’ai pris le boulot de chanteur plus au sérieux, a précisé l’artiste en 2015. Et puis je n’ai pas eu le choix. Avec Genesis, on n’a trouvé personne d’autre. » Avec Phil Collins, Genesis devient plus pop, et multiplie les tubes, comme « Jesus he knows me » et « Invisible touch ». 

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