"Quoi qu'il arrive, il y aura un festival" des Vieilles Charrues en 2021, assure le directeur

“Quoi qu’il arrive, il y aura un festival” des Vieilles Charrues en 2021, a assuré samedi 2 janvier sur franceinfo Jérôme Tréhorel, directeur du festival breton. L’édition 2020 de l’événement, qui se tient à Carhaix (Finistère), avait été annulée à cause de l’épidémie de Covid-19. “Je ne sais pas encore sous quelle forme” l’édition 2021 se tiendra, précise Jérôme Tréhorel qui étudie, parmi les scénarios, la possibilité de concert avec un public assis.

franceinfo : Après l’annulation du festival en 2020, avez-vous des motifs d’espoir en ce début d’année 2021 ?

Jérôme Tréhorel : Oui, on a eu un soutien sans faille de nos festivaliers, ce qui a fait très chaud au cœur, un soutien également de tous nos partenaires et fournisseurs, tous ceux qui font le festival des Vieilles Charrues. C’est toute une ville, tout un territoire qui se mobilise. L’année dernière, on a eu un coup d’arrêt brutal, c’était la sidération. On était à quelques mois du festival et du démarrage du montage. Donc il a fallu vite analyser les risques afin de préserver surtout la pérennité de l’association et des emplois.

Après, il a fallu travailler avec le ministère pour faire comprendre l’importance des festivals, notamment leur impact économique, social et culturel, qui est colossal. On a effectivement maintenant beaucoup d’espoir de pouvoir redémarrer, avec toute cette filière qui est solidaire, que ce soient les producteurs, les salles, les festivals.. De quelle manière ? C’est encore un peu tôt pour le dire.

Est-ce que vous avez une sorte d’échéance en tête, par exemple le mois de mars, pour avoir une visibilité sur votre festival prévu en juillet ?

Absolument, l’échéance qu’on s’est fixée depuis l’automne dernier, c’est mars. On arrivera à peu près au même timing qu’en 2020, avec les mêmes questions, ce sera d’évaluer l’évolution de la situation sanitaire et de la circulation du virus. Il y a une chose très importante qu’on n’espérait pas à l’automne dernier, c’est la vaccination. Où on en sera, est-ce que les 22 millions de personnes à risque pourront être vaccinées avant le début du printemps ? Cela peut changer complètement la donne.

On a demandé au gouvernement, et notamment au ministère de la Culture, d’avoir de la visibilité à partir de mars, pour qu’on puisse prendre en connaissance de cause les décisions. Mais d’ici là, il faut aussi solder l’année 2020. Effectivement, du fait du chômage partiel, on a pu préserver les festivals. Les subventions des collectivités ont été maintenues pour les festivals qui en touchent. Mais ce n’est pas le cas pour les Vieilles Charrues. Et aujourd’hui, on attend ce plan de relance et les aides de l’État.

Comment préparez-vous l’édition 2021 ? La préparez-vous comme si elle allait réellement avoir lieu ?

Oui, quoi qu’il arrive, il y aura un festival. Je ne sais pas encore sous quelle forme, on travaille avec l’équipe forcément à plusieurs scénarios. Le festival dans la forme qu’on connaît, avec à peu près de 300 000 personnes, on sait le faire. On a parlé d’un report d’édition avec la même programmation. Le public a conservé à 98% ses billets, ce qui est le plus beau cadeau pour nous. Donc, il y a un peu moins de pression. Maintenant, on sait aussi qu’il y a une situation sanitaire qui est délicate. On va travailler différents scénarios afin de pouvoir s’adapter en cas de besoin et on décidera le format au mois de mars. On a vu quelques initiatives l’année dernière en mode Covid. Je crois que dans le pire des scénarios, ce sont des formules assises. Forcément, ce ne serait pas du tout la même chose, mais les équipes et les gens en ont besoin. Il faudra qu’on s’adapte peut-être sur une année de transition sur un festival un peu différent.

L’objectif que l’on a, c’est vraiment d’être présent et de retrouver le public et les artistes et de créer cette rencontre, cette alchimie qui nous fait tellement de bien. Je pense que les festivaliers et le public aura vraiment à cœur de revenir. Ils nous le disent régulièrement, ils seront présents. Les festivaliers savent aussi qu’on est des organisateurs responsables. On a déjà su faire face à plusieurs crises, notamment la crise des attentats, en améliorant ce type d’accueil et de sécurité. On pourra faire la même chose avec cette crise sanitaire. On adaptera au besoin en travaillant avec les services de l’État pour accueillir de manière sécurisée les festivaliers. Là-dessus, il n’y a aucun souci.

Votre principale tête d’affiche 2020 qui avait provoqué une explosion de la vente de billets, c’était Céline Dion. Viendra-t-elle en juillet 2021 ?

Oui, absolument. On a eu la chance de pouvoir travailler très vite, dès le mois de mai dernier, à la reprogrammation de Céline Dion. Et on a eu la joie de l’annoncer en juin dernier sa reprogrammation en juillet 2021.

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