20 films à avoir vu avant de mourir

De 1925 à 2019, voilà notre liste des 20 films à avoir vu avant de mourir… Et non, nous n’avons oublié ni Marvel, ni Disney, ni Star Wars !

Depuis sa naissance entre les mains des frères Lumière, à la fin du XIXè siècle, le Septième Art ne cesse de produire des chefs-d’oeuvres. Chaque année, dans les salles obscures du monde entier, les cinéphiles découvrent de nouvelles histoires extraordinaires, épiques, émouvantes ou terrifiantes. Si certaines sont tombées dans l’oubli, d’autres ont marqué les esprits d’une empreinte indélébile… Aujourd’hui, l’univers super-héroïque de Marvel Studios a atteint une popularité sans précédent : pourtant, il n’a rien inventé, et son succès est indissociable d’une poignée de films précurseurs sortis en amont ! “Le cinéma est un mélange parfait de vérité et de spectacle”, disait François Truffaut, et ce mélange n’a cessé d’évoluer en 125 années d’existence. La rédaction de melty vous propose de remonter dans le temps, et de découvrir 20 films qui se sont démarqués, que ce soit en accumulant les records ou en influençant le cinéma de demain. C’est parti !

Le Cuirassé Potemkine

Apprêtez-vous à faire un sacré voyage dans le temps (eh non, pas celui d’Avengers Endgame) avec Le Cuirassé Potemkine ! Nous sommes en 1925, et c’est la seconde fois que le cinéaste Russe Sergueï Eisenstein réalise un film. Ce visionnaire est le premier à élaborer ce qui deviendra par la suite un des éléments fondateurs du cinéma, le montage. Grâce à ce film, il va influencer des générations de cinéastes, et changera à tout jamais le Septième Art par son approche inédite et incroyablement moderne du découpage. Chez lui, les images se suivent et ne se ressemblent pas, que ce soit par la taille du cadre, les mouvements de la caméra ou la lumière. Vous l’aurez compris, elle a beau être en noir et blanc, la technique utilisée dans Le Cuirassé Potemkine n’a pas pris une ride !

Blanche-Neige et les 7 Nains

Quelle meilleure manière de poursuivre cet article sur les films à voir absolument une fois dans sa vie que par le biais de l’animation ? Les dessins animés étant notre porte d’entrée dans le monde merveilleux du cinéma, ceux-ci ont forcément un impact sur notre vie de spectateur. En 1937, l’adaptation du conte de la célèbre princesse devient la première réalisation des studios Disney, ainsi que le premier long-métrage d’animation au monde. Cette incroyable aventure qui deviendra instantanément un classique requiert 750 artistes, 3 ans de production et 1,7 million de dollars de budget ! Cerise sur le gâteau, c’est aussi la première fois que la sortie d’un film est accompagnée de produits dérivés : ainsi, les enfants peuvent demander à leurs parents de leur acheter la bande-son ou un des jouets à l’effigie des personnages…

Autant en emporte le vent

Aux États-Unis, Autant en emporte le vent est considéré comme le meilleur film de tous les temps, selon une étude menée par The Harris Poll à la fois en 2008 et en 2014 auprès de 2 276 adultes. Pas étonnant donc qu’en 1976, lorsque la chaîne NBC le diffuse à la télévision, 47% des foyers américains répondent présents à l’appel ! D’ailleurs, en prenant en compte l’inflation et le fait que ce long-métrage ait été projeté à 8 reprises dans les salles obscures, il s’agit du film le plus rentable de l’histoire du Septième Art… Il faut dire qu’au moment de sa sortie, en 1939, c’est un des premiers en Technicolor, un procédé permettant d’apporter des couleurs flamboyantes à l’image. Pourtant, aujourd’hui, malgré son palmarès impressionnant de 8 Oscars (dont celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Hattie McDaniel, le premier attribué à un acteur ou une actrice noire), il est remis en cause par les plus grands réalisateurs, dont Spike Lee. En 2018, le cinéaste confiait à Première : “[…] c’est une incroyable démonstration du pouvoir des images. Autant en emporte le vent est l’un des responsables de la persistance de la mentalité raciste en Amérique. Il a totalement romantisé le Sud et l’esclavage. Pire, il a fait perdurer deux idées nocives : l’une selon laquelle les Confédérés n’avaient pas vraiment perdu la guerre, l’autre qui dit que l’esclavage n’avait en fait rien à voir avec la Guerre de Sécession”. Un film culte loin de faire l’unanimité !

Citizen Kane

Citizen Kane

Deux ans plus tard, c’est au tour de Citizen Kane de voir le jour. Beaucoup moins polémique que l’oeuvre de Victor Fleming, le long-métrage d’Orson Welles bouleverse le cinéma. Déjà, au niveau technique, le cinéaste expérimente comme personne ne l’a fait avant lui : des objectifs spéciaux lui permettent d’obtenir une profondeur de champ inédite, et des personnages nets, qu’ils soient situés au premier ou au dernier plan. Le réalisateur innove aussi en matière de script, puisque l’histoire, dont la chronologie est décousue, commence par la fin ! A la mort d’un milliardaire mégalo, un reporter enquête sur la vie tumultueuse du défunt. C’est exubérant, audacieux, extrêmement moderne : pas étonnant que de 1962 à 2012, il soit considéré comme le plus grand film de l’histoire du cinéma par le British Film Institute.

Le Beau Serge

Faisons maintenant un arrêt par la France. Non seulement l’hexagone a inventé le cinéma en 1895, mais il l’a aussi réinventé des années plus tard, en 1958, avec la Nouvelle Vague ! Bien que Le Beau Serge ne soit pas le plus connu des films tournés durant cette période de renouveau, il est considéré par la profession comme le premier à en faire officiellement partie, et à en établir les codes. Délibérément non commercial, et tourné en décors naturels avec des acteurs non connus, il signe l’émergence du cinéma d’auteur. C’est en produisant, en scénarisant et en réalisant cette oeuvre sur un homme alcoolique aidé par son ami d’enfance que Claude Chabrol fait ses débuts dans le monde du Septième Art. Lui et ses futurs collèges (François Truffaut, Jean-Luc Godard) appartiennent à cette catégorie inédite de cinéastes sans expérience, dotés d’un budget modeste, qui changent la manière de faire du cinéma dans les années 60. Cocorico !

Sueurs Froides (Vertigo)

Si Sueurs Froides reste, incontestablement, le chef-d’œuvre d’Hitchcock, c’est sûrement parce que là, l’attitude envers l’inconnu et le mystérieux n’est pas simplement faite de terreur mais conserve, implicitement, une ambivalence profonde et troublante”, écrivit le critique Robin Wood dans Hitchcock’s Films en 1977. Peu de longs-métrages peuvent se targuer d’avoir eu autant d’impact sur le cinéma que le chef-d’oeuvre d’Alfred Hitchcock, sorti en 1958. Et si on vous en parle ici, c’est qu’il est numéro un de la liste des 100 plus grands films de tous les temps établie par la BFI (British Film Institute) ! Cette analyse sur le désir masculin vaut autant pour son intrigue que pour ses multiples inventions d’effets cinématographiques, comme le travelling contrarié (zoom avant et travelling mécanique arrière, ou l’inverse). Si vous n’avez jamais vu l’histoire de cet ex-policier souffrant de vertige épris d’une femme aux tendances suicidaires, c’est l’heure !

Macadam Cowboy

Nous allons maintenant éveiller votre curiosité avec Macadam Cowboy, a.k.a le seul film X à avoir reçu l’Oscar du Meilleur film ! Réalisé par John Schlesinger, ce drame sur l’amitié entre un gigolo et un sans-abri fait de la prostitution masculine son thème central. Ce film marginal, underground, est classé par la Motion Picture Association of America comme interdit aux moins de dix-huit ans (en France) car pornographique. Toutefois, après avoir obtenu la reconnaissance de la critique, grâce à un mélange audacieux et novateur d’art et de scènes érotiques totalement inédit au cinéma, il aide à “adoucir” la classification de la MPAA. Cette dernière reconsidère même ses critères post-1969 !

Les Dents de la Mer

En 1975, avec les Dents de la Mer, Steven Spielberg invente le premier vrai blockbuster estival ! Lorsqu’il réalise cette terrifiante histoire de requin, le cinéaste ne se doute pas qu’il va changer le marketing et la qualité des films à gros budget qui vont lui succéder… Avec la “bagatelle” de 9 millions de dollars, il offre à l’auditoire un spectacle aussi divertissant que qualitatif, capturant l’air du temps tout en plaisant au plus grand nombre. Et celui-ci innove tout autant au niveau de la publicité, puisqu’avec à peine 2 millions de dollars, Universal obtient des chaînes de télévision la diffusion de spots d’une trentaine de secondes en prime time, quelques jours avant la sortie du film. Pas question de garder le suspense sur le thème des Dents de la Mer ! Le but est de donner envie aux fans du roman de se rendre en salles pour découvrir l’adaptation en dévoilant au maximum l’intrigue. De plus, la sortie est nationale, une exception notable à cette époque : d’ordinaire, les longs-métrages sont d’abord projetés dans une poignée de salles pour tester l’audience. Ce changement est pourtant une réussite ! Vous comprenez mieux pourquoi aujourd’hui, on a parfois l’impression que les bandes-annonces spoilent l’histoire en entier…

Star Wars : Un Nouvel Espoir

Vous l’attendiez, le voilà ! Que serait le cinéma moderne sans un soupçon de fantastique, une pincée de science-fiction et une goutte d’horreur ? Sans doute moins prenant et captivant que celui qui nous passionne depuis l’avènement de la pop culture… Comme l’exemple ultime qu’est Star Wars Un Nouvel Espoir, le chef-d’oeuvre de George Lucas sorti en 1977. Avec ce space opera d’un style totalement inédit, le cinéaste instaure un nouveau modèle à Hollywood. Le succès de la confrontation entre le “chevalier” Luke Skywalker et son père diabolique, Dark Vador, va devenir l’une des références les plus citées au sein de la société moderne ! Mais ce film n’est pas seulement le premier dont les crédits sont situés à la fin, et non au début, comme c’était le cas avant. Par le biais de sa propre compagnie, Lucasfilm, le réalisateur étend son univers à de nombreux autres supports (comme les romans, jeux vidéo, dessins animés), ce qui deviendra rapidement la norme à Hollywood, et une source de gains inépuisable. Pourtant, à l’époque, le cinéaste négocie les droits sans problème, car le potentiel des produits dérivés n’est pas un enjeu pour les producteurs… Assurément, aujourd’hui, c’est une des premières choses qui est négociée ! De plus, avec Industrial Light and Magic, sa société d’effets spéciaux, il innove en créant des maquettes de vaisseaux spatiaux miniatures, qu’on jurerait voir voler dans la galaxie pour de vrai. Pas étonnant que George Lucas ait laissé son empreinte dans les étoiles !

Muppets, le film

Le seul et unique film que nous avons sélectionné dans le genre comique est le dernier auquel vous vous attendiez : il s’agit des Muppets, le film ! Que fait l’adaptation sur grand écran des aventures de ces drôles de marionnettes dans cette liste, vous demanderez-nous ? C’est bien simple, elle comporte la première scène post-générique de l’histoire du cinéma ! Au vu de l’importance que celle-ci a acquise à l’heure actuelle (preuve en est avec le MCU, l’univers Marvel, ou n’importe quelle franchise comme Fast and Furious ou Pirates des Caraïbes), son influence sur le Septième Art moderne est primordiale. Sans compter qu’à l’occasion de cette séquence située après les crédits de fin, les Muppets prouvent leur statut de précurseurs en se permettant même de briser le quatrième mur en 1979… Ça ne vous rappelle pas Deadpool ?

Indiana Jones : Les Aventuriers de l’arche perdue

Quelques années plus tard, en 1981, Steven Spielberg confirme son statut de visionnaire en réalisant Indiana Jones : Les Aventuriers de l’arche perdue, offrant ainsi aux spectateurs sous le charme leur première aventure aux côtés de l’archéologue joué par Harrison Ford. Nous sommes bien obligés de vous en parler dans cet article, puisque ce personnage de film est le plus populaire de tous les temps, selon une étude menée par le magazine Empire auprès de 10 000 lecteurs ! La franchise du professeur au fedora a changé le cinéma d’action, et continue d’influencer la pop culture. Les cinéastes n’hésitent pas à rendre hommage au film, qu’il s’agisse des protagonistes, des costumes, des intrigues, des répliques ou des décors. “Lors du développement de l’histoire [de Captain America: First Avenger], nous avons utilisé Les Aventuriers de l’arche perdue comme modèle, puis nous nous en sommes éloignés au fur et à mesure. C’est du futurisme dans les années 40. Notre approche était de s’imaginer en 1942, et de réfléchir à ce dont serait fait le futur… Nous nous sommes donc éloignés du modèle des Aventuriers de l’arche perdue dans ce sens, mais là où nous nous y sommes en quelque sorte accrochés, c’était au niveau de la structure, de l’action et de la manière dont les personnages principaux sont coincés dans des situations dont ils doivent se sortir”, expliquait Joe Johnston, le réalisateur de Captain America: First Avenger, au L.A Times. Tout est dit !

Terminator 2 : Judgement Day

10 ans plus tard, c’est au tour de James Cameron de donner un coup de pied dans la fourmilière avec Terminator 2 : Judgement Day, dont comme vous vous en doutez, vous verrez le nom apparaître plus d’une fois dans cet article… En 1991, en racontant la suite de la lutte de Sarah Connor contre Skynet, il fait l’une des premières utilisations massives de la CGI au cinéma. 10 mois de production, 5 millions de dollars et 35 personnes sont nécessaires pour qu’ILM complète le fastidieux travail nécessaire à la création des effets spéciaux de Dennis Muren. Avec lui, bye bye les maquettes et les miniatures animées image par image, bienvenue aux images de synthèse ! Pas étonnant qu’il ait reçu l’Oscar des Meilleurs effets visuels pour son travail sur le film. PS : détail stylé, Judgement Day est la première suite à laquelle est accolée un sous-titre après le numéro !

Toy Story

Plusieurs décennies après la sortie de Blanche-Neige et les 7 Nains, Toy Story, le premier long-métrage des studios Pixar, marque lui aussi l’animation d’une empreinte indélébile. Lors de sa sortie, en 1995, ce chef-d’oeuvre précurseur devient immédiatement une référence en la matière. En effet, il initie la mode des dessins animés entièrement conçus en CGI. Tout ce que les spectateurs voient à l’écran sont des images créées par ordinateur. Du jamais-vu !

Titanic

Dans la liste de drames, il est de notre devoir de mentionner le long-métrage ayant récolté le plus d’Oscars et de nominations de tous les temps : Titanic ! Oui, il s’agit bien de la troisième oeuvre de James Cameron à figurer dans cet article… Avec cette histoire d’amour à faire pleurer les coeurs de pierre les plus durs, le cinéaste remporte 11 statuettes, et est nommé dans 14 catégories. Ben Hur et Le Seigneur des Anneaux : Le retour du roi ont le même nombre de récompenses au compteur : nous avons donc départagé les trois films selon la quantité de nominations qu’ils ont accumulée (12 pour le premier, 11 pour le second). Quant à la star qui incarne le héros, Jack, les plus grands réalisateurs se disputeront son nom désormais bankable : c’est ainsi que Leonardo DiCaprio jouera dans des chefs d’oeuvres comme Gangs of New York, Le Loup de Wall Street ou encore Inception !

Projet Blair Witch

Approchons-nous maintenant des années 2000 avec le Projet Blair Witch, un petit film d’horreur au budget dérisoire (60 mille dollars) devenu un modèle de rentabilité pour les studios ! Pas étonnant, vu son succès au box-office (250 millions de dollars), résultat d’une technique filmique presque inédite appelée le found footage, ou caméra embarquée. Tourné de manière indépendante par une bande de potes, ce long-métrage crée l’illusion d’avoir été filmé par l’un des protagonistes de l’histoire, et donne au public la sensation d’assister à une histoire authentique. D’ailleurs, la publicité est axée sur le fait qu’il s’agit d’enregistrements réels ! Creepy, d’autant plus qu’il donnera naissance à d’autres films d’horreur basés sur le même modèle : [REC], Paranormal Activity, Cloverfield..

Harry Potter à l’école des sorciers

Ron dans Harry Potter

En 2001, c’est au tour d’un célèbre sorcier de donner un coup de baguette magique au cinéma… Cette année-là, Harry Potter à l’école des sorciers débarque dans les salles obscures, et devient un phénomène planétaire ! Pour la première fois, un studio investit des millions de dollars (130) dans l’adaptation d’un livre pour enfants, dont les têtes d’affiche sont des acteurs inconnus au bataillon : Emma Watson, Daniel Radcliffe et Rupert Grint. L’incroyable succès du trio lance la mode des adaptations de romans “jeunes adultes” (destinés à des lecteurs enfants ou adolescents) : par la suite, les studios transposent en masse des séries littéraires sur grand écran : Percy Jackson, Les Chroniques de Narnia, Divergente, Twilight, Hunger Games, Le LabyrintheDe plus, Harry Potter standardise le modèle d’une conclusion en deux parties. Le dernier film de la saga, Les Reliques de la Mort, est divisé en deux longs-métrages distincts, afin de ne laisser aucun détail du livre de côté (et d’engranger plus de profits). Dernier détail, et non des moindres, Warner Bros. fait l’audacieux pari de planifier chaque film bien en avance en pariant sur son succès, exacerbant la curiosité et l’attente des fans. Kevin Feige, le patron de Marvel Studios, n’a donc rien inventé avec le MCU !

Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneaux

Gollum dans Le Seigneur des Anneaux

La même année que le premier Harry Potter, le chef-d’oeuvre signé Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneaux débarque dans les salles obscures, et laisse les cinéphiles du monde entier complètement abasourdis… L’adaptation sur grand écran de l’univers créé par J.R.R Tolkin est à la mode, et engendrera deux suites, ainsi qu’une trilogie dérivée ! La critique est dithyrambique, et l’Académie des Oscars salue le génie du film en lui décernant 11 Oscars. Une première pour un film de fantasy, dont les répercussions seront bénéfiques à la fois pour ce genre et pour le cinéma “mainstream” (films commerciaux produits par des majors, dont le budget colossal implique l’utilisation massive d’effets spéciaux et des stars au casting). Désormais, les elfes et les nains ne sont plus réservés aux enfants, et la profession comme le public les prend au sérieux. Une évolution de la perception des spectateurs qui n’était pas gagnée d’avance ! En terme d’avancées technologiques aussi, Le Seigneur des Anneaux change la donne : Gollum, la créature incarnée par Andy Serkis, est née grâce au procédé de motion capture, lui-même perfectionné pendant le tournage du film. “Quand nous avons fait Gollum, personne n’avait encore vraiment créé une créature en CG placée au sein de prises de vue réelles, que les spectateurs doivent considérer comme une créature dans la scène. Jusque-là, vous pouvez voir beaucoup de monstres en CG, mais aucune du niveau de Gollum, dont les détails [font] de lui un acteur à l’écran, plutôt qu’un simple monstre effrayant, ce qui était le cas de beaucoup de créatures en CG avant ça. Et parce que nous inventons cette technologie au fur et à mesure, c’est un immense challenge. Par exemple, nous inventons des systèmes de musculature. Parce qu’il est très maigre, vous voyez les muscles bouger sous sa peau” confiait Eric Saindon, le superviseur des effets visuels du film, à Vulture. Ainsi commence la prolifique carrière d’Andy Serkis, qui incarne par la suite le César de La Planète des Singes et Snoke dans Star Wars !

Démineurs

Faisons donc un léger bond en avant de quelques années pour atterrir en 2008, au moment de la sortie de Démineurs. Si ce film situé durant la guerre d’Irak n’invente rien au niveau du montage, c’est tout de même la première fois qu’une réalisatrice remporte l’Oscar du Meilleur film ! Avant Kathryn Bigelow, aucune femme n’avait obtenu la précieuse statuette… Pourtant, l’état de la situation n’a pas évolué de manière drastique depuis une dizaine d’années. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, le nombre de réalisatrices à Hollywood entre 2007 et 2019 n’a pas connu de hausse significative et constante ! On se demande bien pourquoi, puisqu’elles sont plus aptes à écrire des personnages féminins nuancés et à remplir haut la main le Test de Bechdel, c’est-à-dire la présence d’au moins deux femmes nommées discutant ensemble d’autre chose que d’un homme. Vous pensez que ça n’a rien de sorcier ? Hélas, même The Avengers ou The Social Network n’y parviennent pas !

Avatar

Avatar, sorti dans les salles obscures en 2009, change le game du cinéma. Il est pratiquement impossible de recenser toutes les innovations réalisées par James Cameron avec ce film, dont le réalisme époustouflant des effets spéciaux signe l’avènement d’une nouvelle ère pour les blockbusters. 5 années de production et presque 300 millions de dollars sont nécessaires pour la création de caméras inédites de performance capture, qui permettent d’incruster les acteurs dans un monde CGI en temps réel ! Avec ce remake de Pocahontas à la sauce science-fiction, le cinéaste relance la mode de la 3D dans les salles de cinéma et instaure celle de la sortie des grosses productions en décembre, qui sera suivie par bien des studios après (notamment Disney via la dernière trilogie des Star Wars). Impossible de ne pas mentionner la place d’Avatar au box-office mondial : numéro 1 avec 2,787 milliards de dollars, jusqu’à la sortie d’Avengers Endgame en 2019, dix ans plus tard !

Avengers Endgame

La conclusion de la Saga de l’Infini orchestrée par Marvel a prouvé la suprématie des studios sur le paysage audiovisuel hollywoodien. Les super-héros de la Maison des Idées sont autant les maîtres du MCU que ceux du monde réel ! Avec des recettes s’élevant à 2, 797 milliards de dollars, le film devient un phénomène de pop culture sans précédent, et le point d’orgue d’une franchise sans équivalent dans l’histoire du cinéma. Kevin Feige, l’homme à la tête de Marvel Studios, a confié à Variety en 2016 : “J’ai toujours cru au fait d’élargir la définition de ce que pourrait être un film Marvel Studios. Nous essayons de faire en sorte que le public soit toujours plus nombreux dans les salles en réalisant l’inattendu, et pas simplement en suivant un modèle, un moule ou une formule”. La recette du succès !

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