Après son lancement tonitruant, « Ici Tout Commence » pense déjà à la suite

  • Véritable succès d’audience, Ici Tout Commence a créé l’engouement (et la surprise) auprès de plus de quatre millions de téléspectateurs.
  • Porté par un jeune casting, le feuilleton quotidien est parvenu à attirer un public de tous âges.
  • Sarah Farahmand, la productrice de la série, fait un premier bilan des audiences et des retours du public pour 20 Minutes.

« On savait que le pari était difficile, et finalement on y est. » Sarah Farahmand, la productrice d’Ici Tout Commence, ne touche plus terre. Depuis trois semaines, les chiffres d’audience de sa série sont au-delà de tout ce qu’elle pouvait imaginer. Avec 4,2 millions de curieux devant les premiers pas de
Clément Rémiens dans une prestigieuse école de gastronomie,
TF1 est parvenue à créer l’événement dans une case horaire peu attirante pour son public cible : les jeunes.

« C’est un immense plaisir de voir que ce public, qu’on dit peu friand de télévision ou qui n’a pas envie d’avoir des horaires imposés, aime cette série », se réjouit Sarah Farahmand. À 18h30, près de 30 % des 15-24 ans qui sont devant leur télé sont au rendez-vous d’Ici Tout Commence. « C’est énorme. Les premiers chiffres sont au-dessus de ce que l’on espérait », continue la productrice.

« On va mettre plus de cuisine à l’écran »

En s’installant dans une école où la compétition fait rage, TF1 a fait le choix d’allier la gastronomie aux amours naissants et tempétueux d’une vingtaine de jeunes adultes. Une stratégie payante au vu des audiences et des retours du public, à laquelle la production apportera quelques changements au fil des semaines à venir. « On va mettre plus de cuisine à l’écran, annonce Sarah Farahmand. On a vu que cette promesse-là a beaucoup plu au public et on va la tenir, mais pas de façon excessive parce que ça deviendrait une émission autour de la cuisine. »

Thème central de la série, la gastronomie est l’une des raisons pour lesquelles Ici Tout Commence a suscité la curiosité des téléspectateurs. Que les déçus se rassurent, il y aura donc bien plus de scènes en cuisine dans les mois à venir. « C’était la première fois qu’on faisait de la cuisine sur le format d’une série quotidienne. Il y a une expérience de production qu’il fallait qu’on acquière », justifie la productrice.

Un œil sur la télé, l’autre sur Twitter

Sensible aux retours du public, la production scrute avec attention les tweets des fans et attend prochainement les résultats d’une étude qualitative. Mais alors que le quinzième épisode de la série est diffusé ce vendredi, les auteurs planchent actuellement sur l’écriture du centième, diffusé au mois d’avril. « Les ajustements ne se verront pas demain à l’écran », affirme Sarah Farahmand.

Malgré tout, la production ne souhaite pas prendre de décisions hâtives et attend que le feuilleton s’installe dans la durée avant d’apporter de gros changements à ce projet auquel elle réfléchit depuis près de deux ans. « On ne va pas faire un grand virage du jour au lendemain parce qu’on a lu trois tweets qui sont l’expression d’un moment, précise la productrice. Pour l’heure, on retient ce qui plaît, comme le côté solaire de certains personnages, les duos amoureux et les trios amicaux. On se dit que ça vaut le coup de le prolonger et d’en créer d’autres. »

Des adaptations nécessaires au temps du coronavirus

Du côté des intrigues, la série peut compter sur sa panoplie de personnages pour ne pas ennuyer les téléspectateurs. Si le mystère autour de la disparition de Noémie sera résolu dans les prochaines semaines, le mois de décembre sera notamment consacré au couple naissant de Célia et Jérémy. Les autres protagonistes, tels qu’Eliott et Enzo, seront aussi de la partie mais ne s’afficheront pas au centre des intrigues.

Cette valse des comédiens et de leur personnage permet à la production de faire face à des imprévus, plus nombreux encore que d’habitude en raison de la crise du Covid-19. « Dès qu’on a quelqu’un de malade, que ce soit un comédien ou un technicien, on change le planning de tournage », relate Sarah Farahmand. Depuis le nouveau confinement, les équipes redoublent de vigilance et sont épaulées par un médecin présent sur le tournage. « On a eu la chance que les comédiens malades n’étaient pas ceux au centre des intrigues, on a pu décaler le tournage pour eux », confie la productrice. Pas de doute, tout a bien commencé pour Ici Tout Commence.

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