INTERVIEW. Arnaud Delvenne, finaliste de Top Chef : “Je ne savais même pas qui était Glenn Viel"

Finaliste de la treizième saison de Top Chef, Arnaud Delvenne revient pour Télé Star sur son parcours aux côtés de Glenn Viel et dévoile dans quel état d’esprit il se trouve à quelques heures du tant attendu verdict.

Télé Star : Vous qui avez démarré l’aventure en candidat solitaire, vous attendiez-vous à aller jusqu’en finale de Top Chef ?

Arnaud Delvenne : Pas du tout. Comme j’aime le répéter : je voulais venir 2-3 semaines, faire le con, m’amuser et reprendre ensuite ma petite vie bien pépère et ne pas trop faire de vague.

A quel moment, vos plans ont-ils changé ?

A partir de la neuvième semaine. J’avais fait la moitié, cela aurait donc été vraiment bête de vouloir lâcher  Et puis il y a eu les quarts et la demi, je me suis dit que ça pourrait être cool d’être le premier Belge à aller en finale.

Remporter les deux pass pour la demi-finale en premier vous a-t-il permis d’aborder cette finale sereinement ?

On n’est jamais arrivé dans la vie donc je n’étais pas serein pour le reste de la compétition. Je savais que si je participais à la demi-finale, elle allait être très complexe donc cela m’a permis de pouvoir me reposer pendant que Louise et Sébastien continuaient à se battre. Mais je n’étais pas serein du tout.

Arnaud Delvenne : "Ce n’est pas le mieux préparé qui remporte forcément Top Chef"

Dans quel état d’esprit étiez-vous avant de vous lancer dans cette finale ?

J’étais tiraillé entre deux sentiments : j’étais très heureux de mon parcours et en même temps, je me demandais si j’avais envie d’aller jusqu’au bout. Est-ce que je vais avoir les épaules pour pouvoir le faire ? Est-ce que ce sera aussi kiffant que ça ? D’un côté je voulais arrêter, de l’autre, je voulais aller jusqu’au bout. Je n’ai jamais été un compétiteur.

Comment vous y êtes-vous préparé ?

Je ne me suis pas préparé. Je ne prépare jamais et je me fais toujours engueuler parce que j’arrive à la cool.

Louise nous a dit le contraire : que vous vous étiez entraîné grandeur nature…

(rires) C’est ce que je lui ai fait croire. En réalité, je me suis légèrement préparé afin de savoir dans quoi je m’embarquais. Mais ce n’est pas celui qui est le mieux préparé qui remporte forcément Top Chef. Plein de facteurs font qu’on peut se planter sur une bêtise donc il ne faut pas se mettre trop de pression. Il faut prendre les choses avec légèreté.

Arnaud Delvenne : "Glenn Viel me recadre quand je fais le con"

Si c’était à refaire, changeriez-vous quelque chose à votre aventure ?

Peut-être plus souvent de chaussettes (rires). Non, on ne refait pas le match. C’est la plus belle expérience de ma vie, parce que j’ai changé beaucoup de choses. Ç’a changé ma vie et ça la changera encore pendant des années, j’espère. Il ne faut jamais regarder en arrière, sinon tu trébuches. C’est important de regarder l’avenir, pas le passé.

Vous étiez coaché par Glenn Viel…

[Il nous coupe.] Le meilleur ! Il est fraternel, paternel. Il a un cœur immense. C’est un grand Monsieur. Il est génial. Il a tout ce qu’un homme devrait avoir : des sentiments, une bienveillance énorme, cette connaissance, cette gentillesse. Il est honnête avec lui et avec les autres. Je l’ai au téléphone tous les deux jours. Il me recadre quand je fais le con. Il me suit sur les réseaux sociaux et voit exactement tout ce que je fais. Par exemple, quand je ne porte pas de veste de cuisine, je prends un tir (rires). Mais c’est très bien. Avoir la chance d’être drivé par un grand monsieur comme ça, c’est merveilleux.

Le fait que ce soit sa première saison dans Top Chef ne vous a-t-il pas effrayé ?

Je ne savais même pas qui c’était, il me l’a rappelé il y a quelques semaines. Paul Pairet, je pensais qu’il faisait de la cuisine asiatique vu qu’il habite à Shanghai. Le stéréotype ! Et Glenn Viel, je lui ai dit : "Je suis désolé, je ne sais même pas qui vous êtes". Je pense que cette honnêteté m’a permis d’avoir cette osmose entre nous. Oui, il a trois étoiles, c’est super, mais il a deux bras, deux jambes, une tête, un cerveau, un cœur. On devrait juste se limiter à cela. Je suis très admiratif de l’homme qu’il est, avant de ce qu’il a.

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