Kanesha raconte son passage époustouflant dans « The Voice Kids »

« J’appartiens au monde des rêves », chantait samedi soir Kanesha, vêtue de son habit traditionnel. Sur le plateau de The Voice Kids, la nouvelle recrue de l’équipe de la chanteuse et coach Jenifer, a transporté son audience dans un songe d’Orient.

« J’étais vraiment excitée. C’était comme un rêve », déclare-t-elle à 20 Minutes. Un rêve qu’elle pensait inaccessible avant d’interpréter devant plusieurs millions de téléspectateurs Soppana Sundari, une chanson tamoule dont la complexité vocale a stupéfié
les coachs de l’émission. « Avant d’entrer sur scène, j’étais très excitée, impatiente. Je me suis dit qu’il fallait que je me donne à fond car The Voice est une étape importante sur mon chemin ».

Une habituée des plateaux télé

Depuis sa plus tendre enfance, Kanesha est sur la route du succès. A l’âge de trois ans, elle atteint la troisième marche de son premier concours de chant. Au fil des ans, elle enchaîne les participations filmées. Elle rejoint notamment Kids Voice Tour, le The Voice Kids suisse, mais ne parvient pas à franchir la deuxième étape des sélections. En 2019, elle se présente à nouveau et chante la souffrance de la population tamoule lors de la guerre civile au Sri Lanka dans sa langue maternelle.

Sa performance est remarquée par Marcos Escudero, chargé de casting du programme, qui lui propose de se présenter au télécrochet français de la chaîne TF1. « J’ai l’habitude avec les caméras, confie ainsi la jeune chanteuse. Quand je chante, je ne vois pas grand-chose donc ça ne me gêne pas du tout ». Ce que préfère la star en herbe, c’est sentir la présence du public.

Une performance remarquée

Pour les auditions à l’aveugle de The Voice Kids, Kanesha a donc choisi d’interpréter une chanson dont la rythmique devait faire se trémousser les coachs. « A travers Soppana Sundari, je voulais dire que j’aime la danse, la musique, et ma langue. Le message que la chanson fait passer est que j’ai le pouvoir de changer les personnes tristes en personnes heureuses ».

Heureux furent les coachs qui, envoûtés, buzzèrent à l’unisson. Peu après les premières notes, tous découvrirent l’assurance avec laquelle la frêle silhouette de la jeune fille foulait la scène. « Quand les quatre coachs se sont retournés, j’étais heureuse et confiante. J’ai lâché toute ma peur et j’ai chanté du mieux possible pour que tout le monde soit heureux, que le public soit très content ». Jenifer lui a même confié : « Ça fait quelques saisons maintenant que j’ai à mon actif et je n’ai jamais entendu cette voix-là. Je n’ai jamais entendu autant d’originalité. […] C’est de la haute couture pour moi ».

« J’ai quelque chose avec la musique, il ne faut pas que je la lâche »

Cette voix bien particulière, Kanesha l’a héritée de son père. Chanteur professionnel, il lui transmet l’amour de la musique. Dès son plus jeune âge, cette joueuse de piano et de vînâ, instrument à cordes indien qu’elle pratique depuis 2017, sait que la musique fait partie d’elle. « Depuis toute petite, je chante tout le temps », assure-t-elle.

« J’ai quelque chose avec la musique, il ne faut pas que je la lâche ». Cela, ses deux sœurs et ses parents l’ont bien compris. Fans de la première heure, ce sont eux qui l’écoutent, la corrigent, et l’encouragent à passer des castings. « Ma famille m’a beaucoup encouragée, mes amis et maîtresse Suzanne (son institutrice) aussi ».

Aurons-nous l’occasion de l’écouter chanter dans un autre répertoire pour la suite de l’aventure ? « Oui, répond Kanesha. Je chante aussi en français et en anglais. Pour moi, la langue n’est pas un obstacle, je ressens les mêmes choses ».

Source: Lire L’Article Complet