La Troisième Guerre : Un drame sous tension et surprenant, notre critique

Aujourd’hui sort dans les salles obscures le film La Troisième Guerre de Giovanni Aloï, avec Anthony Bajon et Leïla Bekhti. 

On est mercredi et c’est le jour des sorties ! Alors qu’on vous partageait 3 choses à retenir sur le nouveau François Ozon, Tout S’est Bien Passé sur melty, on veut aussi attirer votre attention sur le film La Troisième Guerre de Giovanni Aloï. Ce dernier nous plonge dans le quotidien de Léo (Anthony Bajon) qui vient tout juste de terminer ses classes à l’armée et qui, pour sa première affectation, écope d’une mission Sentinelle. Il se retrouve donc à arpenter les rues de Paris, sans rien d’autre à faire que de rester à l’affût d’une éventuelle menace. Ce qui frappe le plus dans ce long-métrage de 90 minutes, c’est à quel point la tension est palpable pour le spectateur, alors même que l’action du film n’est pas très riche. On suit le quotidien de ces femmes et ces hommes qui passent leurs journées à marcher dans les rues, armés pour notre protection, mais que plus personne ne voit.

Ils font partie du décor et semblent méprisés de beaucoup tant leur champ d’action est réduit. Leur job : regarder partout et tout le monde pour tenter de voir la moindre menace. Mais lorsqu’il faut agir, ils doivent demander la permission. Dans le film, on sent peu à peu la tension s’installer au sein de l’équipe de Léo, menée par le personnage de Leïla Bekhti, une équipe qui monte peu à peu en pression face à son impuissance et surtout, la parano de se dire que même les personnes les plus lambdas peuvent se transformer en dangers.

Dès le début, que ce soit grâce à la façon dont le long-métrage est filmé, la lumière ou encore l’esthétique des personnages, on sent qu’un drame se prépare, mais là où le scénario est intelligent, c’est qu’on ne devine pas tout de suite où le danger se trouve. La Troisième Guerre se termine sur un final glaçant et on ressort de la salle avec une nouvelle compréhension pour ces hommes et ses femmes que l’on croise dans notre quotidien, mais que nous aussi on a fini par ignorer.

Source: Lire L’Article Complet