La Vie rêvée de Walter Mitty (W9) Ben Stiller : "Walter Mitty, c’est moi"

W9 diffuse ce soir le film d’aventures “La Vie rêvée de Walter Mitty”. Pour sa cinquième réalisation, l’acteur sort du comique pur et filme une ode poétique à la liberté.

Face aux producteurs de la Fox qui l’interrogent, Ben Stiller n’en mène pas large : pour boucler le financement et permettre la distribution de son futur film, il doit coûte que coûte les convaincre. La tâche est ardue, même quand on est connu et « bankable ». Comment expliquer à des financiers l’incroyable itinéraire de Walter Mitty ? Ce timide iconographe du magazine Life s’expatrie au fin fond de l’Islande à la recherche d’un photographe. Une fois sur place, l’homme, en proie à une crise mystique, va déclarer sa flamme à Cheryl (Kristen Wiig), sa ravissante collègue, puis faire des figures acrobatiques en skate-board sur les terres volcaniques…

Inspiré d’une nouvelle de James Thurber déjà adaptée au cinéma en 1947, ce conte onirique est, il faut l’avouer, assez rocambolesque. « C’est l’histoire d’un type ordinaire qui va aller jusqu’au bout de ses rêves, en s’inventant un destin extraordinaire », s’enthousiasme Ben Stiller. Avant de préciser aux producteurs que le tournage, qui démarre à New York en 2012, passera par Los Angeles et s’achèvera sur les lointaines côtes islandaises. Long silence de l’auditoire. Verdict : 90 millions de dollars sur la table ! Mais à une condition : que l’acteur réalisateur s’investisse, lui aussi, dans la production. On n’est jamais trop prudent…

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Eaux glacées

Quelques mois plus tard, le tournage se déroule près du phare de Gardur, sur la péninsule de Reykjanes, un site naturel d’une grande beauté, à une heure de Reykjavik. Entre lagons volcaniques et montagnes enneigées, ce haut lieu de balades a aussi servi de décor à la série Game of Thrones. Et c’est par une matinée à la luminosité cristalline que Ben Stiller, avec sa valise, doit sauter d’un hélicoptère dans les eaux glacées de la mer. Pour cette scène, tournée à 1,5 kilomètre des côtes, le comédien a refusé d’être doublé : « Une fois dans l’eau, j’ai dû attendre le bateau avec la caméra, je me suis senti très, très seul », plaisante-t-il. En Islande, Ben Stiller, aux anges, est accueilli en superstar par la population : il pause pour des selfies avec les adolescentes surexcitées et signe des autographes à la chaîne.

“Walter Mitty, c’est moi”

Jour après jour, l’acteur tombe définitivement amoureux de ce pays, où il reviendra en vacances l’été suivant, avec sa femme et ses enfants. Aux journalistes, il explique le message philosophique de son film : « À travers Walter Mitty, iconographe fauché par la crise de la presse, j’ai voulu rendre hommage à tous ces métiers anonymes qui vont disparaître. » Pour imaginer ce drôle de personnage, maladroit et touchant, le comédien s’est inspiré des héros de Jacques Tati, éternelles têtes en l’air qui traversent leur vie en promeneurs. « Walter Mitty, c’est moi, reconnaît Ben Stiller. Comme lui, j’adore la photographie, la nature et je suis un incorrigible rêveur… »

La Vie rêvée de Walter Mitty : lundi 24 août à 21h05 sur W9.

Jean-Baptiste Drouet

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