Le Prix Louis-Delluc 2022 attribué ex-aequo aux films "Saint-Omer" et "Pacifiction"

Deux longs métrages se partagent cette année le prestigieux Prix Louis-Delluc, Saint-Omer et Pacifiction. « Depuis le départ, ces deux films avaient les préférences du jury. Au moment du vote, il a été impossible de les départager et le cinéma a besoin d’être soutenu. Ce sont deux films magnifiques, dans des registres très différents », a indiqué Sophie Avon, secrétaire générale de ce Prix décerné chaque année par un collège de critiques.

Réalisé par Alice Diop, Saint-Omer, déjà récompensé à la Mostra de Venise, a été désigné par la France pour la représenter aux Oscars 2023, dans la catégorie « long-métrage international ». Grand prix du jury et prix du premier film à Venise, Saint-Omer est inspiré d’une histoire vraie de procès pour infanticide. Le film raconte l’histoire de Laurence Coly, interprétée par Guslagie Malanda, une immigrée sénégalaise accusée d’avoir tué son bébé de 15 mois en l’abandonnant sur une plage du Nord à marée montante. Centré sur le procès, Saint-Omer s’inspire directement d’un fait divers de 2013 et du procès qui a suivi.

« Pacifiction », Tahiti sur fond de rumeurs d’essais nucléaires

Réalisé par Albert Serra avec en tête d’affiche Benoît Magimel, Pacifiction – Tourment sur les îles était en compétition au dernier Festival de Cannes. Le film évoque la situation sur l’île polynésienne de Tahiti en pleines rumeurs d’essais nucléaires.

Enfin, le Prix Louis-Delluc du premier film a récompensé Falcon Lake de Charlotte Lebon, film qui raconte des vacances d’été dans une cabane au bord d’un lac au Québec hantée par une légende.

L’an dernier, le Prix Louis-Delluc 2021 avait été décerné à Onoda de Arthur Harari, fresque humaniste sur la folie d’un soldat japonais. Composé d’une vingtaine de critiques et personnalités, sous la présidence de Gilles Jacob, l’ancien président du Festival de Cannes, le prix Louis-Delluc, l’une des plus prestigieuses récompenses du cinéma français, a été fondé en 1937 en hommage à Louis Delluc, premier journaliste français spécialisé dans le cinéma et fondateur des ciné-clubs, disparu à l’âge de 33 ans.

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