"Les Hirondelles de Kaboul" : film d’animation pour réalité glaçante

A Kaboul, Mohsen et Zounaïra s’aiment, profondément et ostensiblement. Mais voilà, se toucher est un crime sous les talibans, comme écouter de la musique, ou sortir sans son tchadri. La vie du couple est bouleversée.

Le dessin d’Eléa Gobbé-Mévellec, aquarelle délicate reprenant les traits des acteurs qui jouent, Zita Hanrot et Swann Arlaud en tête, fixe une réalité glaçante, d’autant plus étouffante qu’elle est réelle. Zabou Breitman met en scène, et voulait quelque chose de différent : “J’aime l’animation, le trait, et c’est pour ça que j’étais si rebelle à une forme un peu classique et conventionnelle“. En adaptant l’oeuvre de Yasmina Khadra, la réalisatrice s’est aussi frottée à ses convictions : dans le livre comme dans le film, la liberté est un mot qui n’existe pas pour les femmes.

J’ai eu la chance d’avoir un père féministe qui me disait que la xénophobie, l’homophobie, la misogynie ou l’antisémitisme avaient les mêmes sourcesZabou Breitman

L’humanisme se niche dans les détails, la pitié d’un geôlier, la sagesse d’un vieil homme mais dans Les Hirondelles de Kaboul, même l’espoir est interdit.

Cinéma : “Les Hirondelles de Kaboul”, le désespoir et la beauté–‘—-‘–

Les Hirondelles de Kaboul, d’Eléa Gobbé-Mévellec et Zabou Breitman, avec Zita Hanrot, Swann Arlaud, Simon Abkarian… En salles le mercredi 4 septembre.

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