« Petit Vampire » tombe à pic dans l'univers du fantastique

  • Après « Le Chat du Rabbin, » c’est « Petit Vampire » que Joann Sfar transforme en long-métrage d’animation.
  • Son héros copine avec un petit humain tout en essayant d’échapper à un méchant rendu cruel par une déconvenue amoureuse.
  • Joann Sfar livre un film fantastique pour enfants qui fait frissonner juste ce qu’il faut.

Qu’est-ce qui est tout pâle avec un visage rond, de grandes oreilles et des dents pointues ? Le Petit Vampire de
Joann Sfar, inspiré de sa bande dessinée parue chez
Delcourt et 
film sélectionné au dernier 
Festival d’Annecy.

« Petit Vampire, c’est moi, confie Joann Sfar à 20 Minutes, un gamin surprotégé par ses proches mais qui meurt d’envie de sortir pour voir le monde qui entoure son château. » Après les films de Tim Burton et ceux de Genndy Tartakovsky (Hôtel Transylvanie puis La famille Addams), l’artiste français n’arrive-t-il pas un peu après la bataille avec son univers horrifique pour enfants ? « Pas du tout », se défend le parrain de
Mon premier Festival qui débute mercredi.

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Petit Vampire est aux prises avec les problèmes actuels

« Les monstres pour rigoler sont devenus un folklore, analyse Joann Sfar. J’essaye d’échapper à cela en donnant des problématiques complexes à mes héros. » On pense notamment au méchant Gibbous à qui Jean-Paul Rouve prête sa voix. « Il offre une réflexion sur le thème très actuel du consentement, précise le réalisateur. C’est quelqu’un qui pourrit la vie de tout le monde par dépit amoureux. » Grâce à une rencontre avec un copain humain, Petit Vampire apprend que les rapports entre les gens doivent être basés sur la réciprocité. Une idée qu’il n’est jamais inutile de rappeler.

Petit Vampire propose une vision d’enfant sur un monde adulte

Petit Vampire est aussi unique et indémodable qu’un rêve enfantin. « Quand j’étais enfant, je rêvais de voir des films d’horreur mais, comme on ne me le permettait pas, je devais me contenter de regarder des photos dans des magazines comme Mad Movies », se souvient Joann Sfar. Petit Vampire propose une vision d’enfant sur un monde cinématographique pour adultes. Les monstres se retrouvent pour regarder des films d’horreur qui leur montrent des créatures familières. « J’aimerais que les enfants aient de petits frissons pendant la projection comme lorsque Michel voit les objets de sa chambre se métamorphoser en Gibbous. »

Petit Vampire est un personnage tout simple

La simplicité du trait du personnage principal contraste avec des décors sophistiqués que Joann Sfar a puisés dans la région niçoise où il est né. « Petit Vampire a la tête à Toto, plaisante-t-il, mais j’ai tenu à ce qu’on puisse croire aux endroits qu’il hante. » Le « saigneur » juvénile prend une nouvelle vie grâce à l’animation. « Contrairement au Chat du Rabbin, il était impossible de reprendre mon trait tel quel, il a fallu l’adapter pour le faire bouger. » De très belles scènes d’actions permettent au spectateur de s’envoler avec le Petit Vampire qui a une personnalité si attachante qu’on ne peut que l’aimer.

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