Quentin Dupieux a un truc « Incroyable mais vrai » avec ses acteurs

  • Un étrange sous-sol change la vie de quadragénaires.
  • « Incroyable mais vrai » prouve que le prolifique Quentin Dupieux ne manque pas d’idées.
  • Le réalisateur explique sa façon de travailler et d’attirer des stars dans ses films.

Mais comment fait-il pour produire autant ? Quentin Dupieux a présenté Fumer fait tousser au dernier Festival de Cannes, mais c’est son film précédent Incroyable mais vrai qui sort en salle ce mercredi. Il y dirige un quatuor d’excellents acteurs – Léa Drucker, Anaïs Demoustier, Alain Chabat et Benoît Magimel – autour d’une maison dont le sous-sol mystérieux réserve bien des surprises.

Le secret de cette filmographie pléthorique ? « C’est assez simple, il suffit d’écrire et de tourner », explique Quentin Dupieux à 20 Minutes. Sous ses dehors désinvoltes, le réalisateur cache une âme de bosseur. « Ses scénarios sont très écrits, confirme Alain Chabat à 20 Minutes. C’est un vrai plaisir de prononcer ses dialogues. »

Comme une récréation

Incroyable mais vrai témoigne de l’esprit bouillonnant de son auteur. Voyage dans le temps et technologie japonaise un peu particulière sont au menu d’une comédie foutraque et réjouissante, capable de faire autant de bien au moral qu’aux zygomatiques. « C’est peut-être prétentieux, mais je suis sur une période où je suis inspiré », avoue Quentin Dupieux. Il tire surtout le meilleur parti possible d’interprètes complices d’un délire bien moins vide de sens qu’on pourrait l’imaginer. « Mine de rien, ce film parle de notre société avec beaucoup d’acuité, souligne Léa Drucker. Quentin Dupieux n’a rien d’un écervelé. »

Le jeunisme sous toutes ses formes en prend pour son matricule quand le réalisateur flirte avec le fantastique pour surprendre le public. « Les personnages du film ont tous peur de vieillir, insiste Alain Chabat. Cela les pousse à faire toutes sortes de choses sans trop réfléchir aux conséquences de leurs actes. » Quand les situations virent au délire, les interprètes semblent prendre un plaisir comparable à celui du spectateur. Des acteurs que Quentin Dupieux n’a aucun mal à attirer dans son univers. « C’est parce que mon plateau est marrant, explique Quentin Dupieux. Mes films se tournent en cinq ou huit semaines. Comparé à d’autres, je dois passer comme une petite récréation. »

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Sa liberté de ton semble prendre de l’ampleur d’œuvre en œuvre, confirmant la singularité de sa voix dans le paysage cinématographique français. « Son style a quelque chose de profondément reconnaissable bien que ses films soient tous différents, c’est ce qui fait sa patte », déclare Léa Drucker. Ce que Quentin Dupieux lui-même a baptisé son « système », une façon de concevoir le cinéma qui lui réussit parfaitement.

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