Une rencontre (W9) Lisa Azuelos : "Je suis un peu tous les personnages du film"

Après l’amitié dans “Comme t’y es belle !” et l’adolescence dans “LOL”, la réalisatrice Lisa Azuelos, fille de Marie Laforêt, évoque le couple et le sentiment amoureux dans cette romance avec Sophie Marceau et François Cluzet.

Vous êtes-vous, comme pour vos précédentes réalisations, inspirée de votre vie ?

Lisa Azuelos : Je suis un peu tous les personnages de l’histoire, car j’ai vécu chacune des situations. Mariée, j’étais très soucieuse de ma famille et amoureuse de mon époux, mais j’ai rencontré quelqu’un d’autre. Comme pour Pierre, le personnage de François Cluzet, s’est alors posée la question de vivre ou pas cette histoire. Enfin, à l’instar d’Elsa (Sophie Marceau, ndlr), j’ai fait de jolies rencontres, depuis mon divorce, qui ne se sont pas concrétisées parce que les hommes mariés, pour moi, c’est tabou !

Votre film suit la rencontre d’un homme et une femme : avez-vous cherché à contourner les poncifs sur ce thème ou les assumez-vous crânement ?

J’adore ces clichés. C’est ça, qui est génial. Dans la vraie vie, si l’on rencontre quelqu’un qui nous fait écouter une musique qu’il adore, qui nous offre des fleurs et nous emmène en week-­end, c’est super cliché, mais… c’est tellement bon ! Les poncifs ont le mérite d’être populaires et proches de la vérité. Ce qui est important, c’est de les assumer.

Cinq ans après  LOL, vous avez à nouveau fait appel à Sophie Marceau…

C’est une super bonne actrice. J’ai besoin d’aimer les gens que je filme, il faut qu’ils m’intéressent physiquement. Sophie, je la trouve tellement belle : elle me fascine. Et il y a chez elle une part de mystère qui me touche. En plus, c’est quelqu’un de très bienveillant. Avec elle, l’entente est évidente, alors même que l’on ne se ressemble pas du tout.

À 58 ans, François Cluzet était vraiment surpris et très heureux, comme il l’a confié à Télé 7 Jours, qu’on lui propose, enfin, une comédie romantique. Hormis le fait qu’il est un immense comédien, pourquoi l’avez-vous choisi ?

Il était, effectivement, très heureux d’avoir à jouer un beau gosse bien dans ses pompes. Il m’a dit : « C’est la première fois ! J’ai toujours incarné des petits nerveux. Je devais être comme ça… » C’est quelqu’un qui a évolué, dans sa vie personnelle. Et, en plus, je le trouve super beau ! Il incarne un homme qui peut rassurer une femme. François a eu plusieurs histoires d’amour et je sentais qu’il n’aurait pas d’appréhension à en vivre une à l’écran. De nombreux acteurs en sont gênés. La nudité de l’intimité, lui, n’en a pas peur.

Avec ce film, vous avez fait vos débuts de comédienne. Faire face à de telles pointures, n’était-ce pas impressionnant, pour une novice ?

C’est comme au tennis ou au ping-pong : plus le partenaire est bon, mieux on joue ! En fait, je ne trouvais pas d’actrice pour jouer l’épouse. Je savais que si le couple marié ne fonctionnait pas, le film ne marcherait pas. Quand j’ai rencontré François, on s’est très bien entendus, comme si on avait pu vivre des choses ensemble, sans se connaître. François m’a confié que c’était très rare, comme sensation, et m’a donc convaincue de jouer le rôle d’Anne. J’ai tout de même pris un coach pour apprendre à… tenir une raquette !

Une rencontre, à voir dimanche 16 août à 21h05 sur W9.

Julien Barcilon

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